Conscientisez vos expériences de vie pour enrichir vos capacités d’adaptation

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Selon Henri Laborit, neurobiologiste, l’organisme humain est un ensemble organisé qui est autogéré, entre autre, par son système nerveux.

Il conçoit le système nerveux comme un intermédiaire capable de prendre connaissance des variations survenant dans l’environnement et en retour, d’agir sur cet environnement au mieux de la survie de l’ensemble organique dont il ne fait qu’exprimer le bien-être ou le déplaisir. Autrement dit, le système nerveux ne fait qu’exprimer pour l’ensemble organique dont il fait partie, la décision comportementale nécessaire à la recherche du bien-être et à la fuite du déplaisir.

Notre principal organe d’adaptation est notre cerveau, qui perçoit les changements survenant dans l’environnement, y répond par un grand nombre d’actions et de réflexions et ajuste la physiologie de l’organisme en conséquence. Mais concrètement, que veut dire s’adapter pour un individu ? C’est agir sur l’environnement matériel et social au mieux de ses intérêts, c’est-à-dire pour satisfaire ses divers besoins, améliorer ses conditions de vie, tirer profit des événements et faire face aux menaces. Et le fait de réussir, d’avoir des difficultés à y arriver ou de ne pas y parvenir n’est pas anodin, car notre équilibre biologique et ultimement notre santé physique et mentale dépendent largement de nos capacités d’adaptation.

D’où l’importance, lors des expériences de vie significatives, d’être conscient des caractéristiques de l’environnement externe et de notre environnement interne. Concrètement, cela veut dire d’identifier et de décrire de manière factuelle les éléments suivants :

Environnement externe

  1. La situation vécue :________________________________________________________________
    a) Le besoin ou l’enjeu principal :____________________________________________________

      b) L’événement déterminant :________________________________________________________

       c) Le contexte :

          Où :___________________________________________________________________________

          Quand :________________________________________________________________________ 

        Qui A dit quoi A fait quoi
     
     
     

 

 

Environnement interne

  1. Vos sensations physiques :_________________________________________________________                                             
  1. Vos pensées – réflexions à l’égard :
    a) de la situation :_________________________________________________________________

    b) des acteurs :___________________________________________________________________
    c) de vous-même :________________________________________________________________
  2. Vos émotions ressenties :
     a) laquelle :_____________________________________________________________________
     b) à l’égard de qui /quoi :_________________________________________________________
  3. Vos décisions – actions :
    a) décidé quoi 
    :__________________________________________________________________
    b) fait quoi :_____________________________________________________________________

                                                                       

Résultat obtenu à l’égard du besoin ou de l’enjeu principal

  1. Lequel :_________________________________________________________________________                                               
  2. Bilan net :

      Succès :_________________________________________________________________________

      Échec :__________________________________________________________________________

 

Puisque la mémoire et l’enrichissement en expériences sont des caractéristiques des systèmes vivants, un organisme normal est capable d’évolution. Comme celle-ci se situe au niveau de l’enrichissement informationnel, l’expérience acquise pourra alors être utilisée pour mieux répondre aux besoins de l’ensemble organique et pour l’amélioration de ses conditions de vie.

C’est pourquoi, une fois l’expérience vécue, il y a lieu de réviser les éléments décrits précédemment pour déterminer s’ils étaient adaptés ou non par rapport au besoin à combler, l’objectif visé ou l’enjeu principal.

 

  1. La situation vécue = ou ≠ la situation perçue :_________________________________________
    Pourquoi :_______________________________________________________________________

 

  1. Vos pensées – réflexions à l’égard :
    a) de la situation :
 Adaptées, pourquoi ? Inadaptées, pourquoi ?
 

 

 

   

     b) des acteurs :

Adaptées, pourquoi ? Inadaptées, pourquoi ?
 

 

 

   

     c) : de vous-même :           

Adaptées, pourquoi ? Inadaptées, pourquoi ?
 

 

 

3. Vos émotions :

Adaptées, pourquoi ? Inadaptées, pourquoi ?
 

 

 

4. Vos décisions – actions :

Adaptées, pourquoi ? Inadaptées, pourquoi ?
 

                            

 

 

 5. Résultat obtenu :

Succès, pourquoi ? Échec, pourquoi ?
 

 

 

 

 

Il faut également signaler que vos interactions avec l’environnement matériel et social, vous révèlent tant à vous-même qu’aux autres à travers votre manière d’être et votre façon de faire. Elles sont donc de précieuses sources d’information sur qui vous êtes.

C’est pourquoi, vous avez intérêt à identifier vos caractéristiques personnelles en termes de :

  1. Type de tempérament/caractère ; en utilisant à titre de suggestion, le test caractérologique < 40 > de Yves Requena, qui combine la classification des huit caractères de Gaston Berger et des six tempéraments psychosomatiques de la médecine chinoise.
  2. Style de personnalité ; en utilisant à titre de suggestion, l’autoportrait de votre personnalité, de John M. Oldham et Lois B. Morris.
  3. Traits de personnalité ; en utilisant à titre de suggestion, vos traits de personnalité de l’Université européenne de Bretagne. 6
  4. Intelligence émotionnelle/relationnelle ; en utilisant à titre de suggestion, le central QE, de Central test.
  5. Valeurs prioritaires ; en utilisant à titre de suggestion, le questionnaire des valeurs par portraits, de Shalom H.Schwarts et ses collègues.

Vous pouvez bien sûr utiliser d’autres tests et questionnaires, le but étant de mieux vous connaître afin d’utiliser vos atouts et vos forces à bon escient, de tempérer vos excès, de combler vos manques et de transformer vos faiblesses en compétences.

Puisque l’objectif visé est de devenir plus complet, authentique et autogéré, il est donc souhaitable :

De continuer à mieux vous connaître pour vous affranchir des conditionnements issus de l’éducation, qui peuvent être une cause d’inadaptation face aux diverses circonstances de la vie et par conséquent de souffrance et pour intégrer les autres facettes de votre personnalité afin de devenir plus à l’aise avec vous-même et la personnalité des autres.

Devenir toujours plus vrai avec vous-même et les autres pour vous libérer des personnages de façade, de la langue de bois et des compromis douteux qui vous empêchent d’agir de façon gratifiante pour vous-même. Thomas d’Ansembourg présente dans son ouvrage intitulé : Cessez d’être gentil soyez vrai ! Être avec les autres en restant soi-même, un processus, qui est en fait, un état de conscience à pratiquer pour faciliter cet apprentissage. Nous en présentons ici les grandes lignes afin de vous donner l’envie de le découvrir plus à fond.

Nous pouvons souvent nous couper de nos sentiments et de nos besoins, c’est-à-dire nous interdire de les ressentir et de les écouter. Toutefois, nous ne pouvons pas être dépourvus de sentiments et de besoins, même si souvent nous n’en sommes pas toujours conscients. Cette conscience est précieuse parce que le fait de ressentir et de partager est ce qui nourrit le plus profondément notre nature humaine.


Notre bien-être le plus intime et le plus essentiel naît de la qualité de la relation que nous entretenons avec nous-même, les autres et avec les choses qui nous entourent.
N’est-ce pas quand nous communiquons clairement avec nous-même et avec nos proches, quand nous sommes bien reliés à nous et à ceux que nous aimons, quand les rapports se vivent dans l’estime et la confiance, dans ce que l’on peut appeler ¨ le bien-être-ensemble¨ que nous ressentons les plus grandes joies ? À l’inverse, n’est-ce pas quand nous ne voyons pas clair en nous-même, quand nous nous sentons coupés de nous et quand nous ne voyons plus clair dans une relation, que nous nous sentons coupés d’une personne que nous aimons que nous éprouvons les plus grandes peines ?

Ainsi, notre bonheur, notre bien-être ne vient pas de ce que nous possédons, ni de ce que nous faisons mais de comment nous vivons notre relation avec nous-même, les êtres, les activités et les choses.
On constate souvent, que les personnes qui dégagent un bien-être profond, une joie d’être, sont souvent celles qui privilégient non pas la multiplication des activités, des possessions, des rencontres, mais la qualité de la relation qu’elles entretiennent avec les êtres, les objets et les choses à faire, en commençant par la qualité de la relation qu’elles entretiennent avec elles-mêmes. Ces personnes ne cherchent pas à remplir leur vie de choses à faire ou de gens à voir mais à remplir de vie les relations qu’elles nourrissent et les choses qu’elles font.


Il semble donc que notre vraie richesse, la source de nos joies profondes et durables est dans notre faculté de nouer des relations vraies, profondes, durables et nourrissantes avec nous-même, les autres et avec l’univers qui nous entoure.

Cela est sans doute la chose à la fois la plus évidente et la plus difficile ! Pourquoi ?

Parce que :

Nous sommes en effet rarement en rapport avec la réalité telle qu’elle estmais la plupart du temps nous sommes en rapport avec réalité telle que nous croyons qu’elle est ou, plus précisément, telle que craignons qu’elle soit. Pour nous aider à nous mettre en rapport le plus objectivement possible avec la réalité telle qu’elle est et non telle que nous la voyons, Thomas d’Ansembourg nous propose d’observer sans juger ni interpréter.

Nous basons souvent nos réactions sur nos impressions, nos croyances et nos préjugés plutôt que sur ce que nous ressentons vraiment et personnellement, de sorte que nous ne sommes pas adéquatement à l’écoute de nous-mêmePour nous aider à nous mettre à l’écoute de nos sentiments propres, ceux qui conduisent à nous-même, en les différenciant de ceux qui comportent un blâme, un reproche ou une critique vis-à-vis de l’autre, il nous propose de ressentir sans juger ni interpréter.

Nous agissons en fonction de critères extérieurs : l’habitude, la tradition, le devoir imposé ou supposé (je crois devoir…), la crainte du regard de l’autre ; l’autre étant les parents, le conjoint, les enfants, le milieu social et professionnel ou encore cette partie de nous-même que nous ne connaissons pas bien, qui ne nous est pas familière et dont nous avons peur qu’elle nous juge et nous culpabilise. Il nous propose une façon de nous mettre à l’écoute de nos besoins fondamentaux, de les identifier, de les différencier y de discerner des priorités sans les projeter sur l’autre.

Faute de pouvoir comprendre et traiter nos propres besoins et ceux des autres avec aisance et souplesse, nous renonçons souvent à nos besoins pour faire plaisir aux autres, pour ¨ être gentil¨  ou encore ¨ se conformer¨ et excédés d’avoir été si longtemps gentils, soumis ou inquiets de ne pas voir nos besoins reconnus, nous  imposons nos besoins aux autres ou encore nous attendons que les autres devinent nos besoins que nous n’avons même pas formulés et parfois même pas identifiés et s’ils ne le font pas, nous leur faisons des reproches et les jugeonsIl nous montre comment formuler des demandes claires et précises qui permettent à nos besoins de se concrétiser dans le quotidien tout en tenant compte des besoins de l’autre.

Par ce processus en quatre points, nous sommes invités à prendre conscience que nous réagissons toujours à quelque chose que nous observons, que nous entendons ou que nous disons, bref à une situation
(c’est le point 1 : l’observation), que cette observation suscite en nous un ou plusieurs sentiments (c’est le point 2 : le ressenti), que ce sentiment correspond à un besoin (c’est le point 3 : l’émergence d’un besoin), qui nous invite à formuler une demande ou encore entreprendre une action concrète (c’est le point 4 : la demande ou l’action).


Cette méthode est basée sur la constatation que nous nous sentons mieux lorsque nous voyons clairement ce à quoi nous réagissons, lorsque nous comprenons bien tant nos sentiments que nos besoins et lorsque nous parvenons à formuler des demandes négociables en nous sentant en sécurité de pouvoir accueillir la réaction  de l’autre, qu’elle quel soit. Elle est également basée sur le constat que nous nous sentons mieux lorsque nous voyons clairement ce à quoi l’autre réfère ou réagit, lorsque nous comprenons bien ses sentiments et ses besoins, et entendons une demande négociable qui nous laisse la liberté de ne pas être d’accord et de chercher ensemble une solution qui satisfasse les besoins des deux parties, pas l’une au détriment de l’autre, pas l’autre au détriment de l’une. Au-delà d’être une méthode de communication non violente, elle permet un art de vivre la relation dans le respect de soi, de l’autre et du monde environnant.      

En conclusion, profitez consciemment de vos expériences de vie pour vous découvrir, vous développer, enrichir vos capacités d’adaptation afin de satisfaire efficacement vos divers besoins et préserver votre équilibre biologique, votre santé physique et mentale.

Lire la suite : Choisissez vos croyances donc votre biologie.

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