Prendre soin de ses besoins spirituels.

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Pour se créer une vie épanouissante, il est essentiel de prendre sa vie en main pour éviter d’être à la merci de forces inconscientes ou extérieures qui la contrôleront pour la mettre au service de leurs propres intérêts. Or, prendre sa vie en main, c’est également prendre soin de ses divers besoins. Cela étant dit, vous vous posez sûrement la question du comment.

Justement, Jean-Jacques Crèvecoeur, auteur, conférencier et formateur en croissance personnelle, présente dans son livre Prenez soin de vous, n’attendez pas que les autres le fassent ! sept principes de vie pour prendre soin tant des besoins physiques, psychologiques que spirituels et cela, de manière consciente, autonome, responsable et compétente. Sept principes de vie qui sont en phase avec les processus de régulation utilisés par le corps pour maintenir et retrouver un équilibre optimal sur chacune de ces dimensions.

Nous entrons ici dans l’univers de notre véritable humanité en passant du règne de la personnalité et du petit moi au royaume de l’individuation et du grand soi.

Les processus de régulation utilisés par le corps pour maintenir et retrouver un équilibre physiologique et psychologique optimal sont les mêmes que pour combler ses besoins spirituels, mais avec plusieurs particularités.

Jean-Jacques Crèvecoeur formule et résume ainsi ces processus de régulation :

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On ne peut pas parler d’événement (E) précis qui déclenche la frustration d’un besoin spirituel, comme c’était le cas pour les besoins physiques et psychologiques. C’est pourquoi l’événement (E) est représenté de manière plus diffuse dans le schéma.

Cela se fait de manière beaucoup plus insidieuse, dans un rapport au temps très long. Ici, on peut vivre des dizaines d’années sans se poser la moindre question sur le sens de sa vie, et sans pour autant, en ressentir un quelconque malaise. À ce niveau, il n’y aura pas d’événements ponctuels identifiables à l’origine de notre perte d’équilibre intérieur. On parlera davantage d’une dégradation progressive de la qualité de vie et de conscience.

En effet, nous pouvons avoir tout pour être heureux, nous pouvons avoir une bonne santé, de bonnes relations avec notre conjoint et nos enfants, tous les biens matériels et le confort que nous pourrions souhaiter, sans pour autant être heureux. Nous avons tous eu, à un moment ou un autre, un sentiment d’incomplétude, d’insatisfaction qui n’était pourtant pas lié à des circonstances ou à un fait bien précis. Être comblé sur beaucoup de plans n’empêche pas que notre vie puisse perdre, à un moment, de sa saveur et de son sens.

 

Les besoins spirituels (B) appartiennent à la catégorie “ réalisation de soi ”dans la hiérarchie des besoins proposée par Abraham Maslow. Cette catégorie se divise elle-même en trois groupes.

Dans le premier groupe, on retrouve les besoins d’estime supérieure qui se déclinent en besoin : de respect de soi-même, de confiance en soi-même, de développer ses propres compétences, de se réaliser, de s’épanouir, de maîtrise, d’indépendance et de liberté. Ici, les autres n’interviennent pas dans la satisfaction de ces besoins, nous sommes uniquement dans la relation avec nous-mêmes.

Le deuxième groupe réunit les besoins d’auto-actualisation, parmi lesquels on peut citer le besoin : de croissance, d’être soi-même, de déployer tout son potentiel.

Le troisième groupe concerne les besoins spirituels, qui peuvent se concrétiser à travers une multitude d’expressions, dont le besoin : de beauté, de bonté, de bien, de vérité, d’unité, d’entièreté, de dépassement des opposés, de se sentir en vie, de se sentir unique, de perfection et de nécessité (de croire que la vie a un sens), d’achèvement, de justice et d’ordre, de simplicité, d’enrichissement, de faire les choses sans effort, de vivre sa vie comme un jeu, de laisser une trace, etc.

Pour Maslow, la motivation à  réagir n’est plus de combler un déficit, mais de croître et de se réaliser de plus en plus. En fait, une fois que vous commencez à vous occuper de vos besoins spirituels, ils continuent à être ressentis en permanence. Et, ils vous poussent vers le désir continu de réaliser vos potentialités, à devenir le mieux que vous pouvez être, à devenir le plus réalisé, le plus pleinement vous-mêmes. En un mot, à être soi, d’où le nom de réalisation de soi.

 

À quoi correspondent les sensations spirituelles (S)? Existe-t-il un mécanisme qui nous avertit que nous devrions prendre soin de nos besoins spirituels ? Il existe bien des sensations spirituelles qui nous préviennent de l’indigence de notre vie intérieure d’humain.

Elles peuvent prendre une palette variée de tonalités. Cela commence avec le mal-être existentiel, le fait d’être mal dans sa peau, de se sentir insatisfait malgré le fait qu’on ait tout pour être heureux. C’est un sentiment d’incomplétude, où l’on a l’impression de ne pas faire ce qu’on aurait à faire ou à être.

Cela peut aussi être une sensation d’inutilité, de non-accomplissement de ses potentialités, malgré le fait, qu’on travaille, qu’on ait des responsabilités.  

Dans un autre registre, certains parlent d’une sensation de futilité, d’un “ à quoi bon ”, par rapport à tout ce qu’ils font. À un niveau d’intensité plus élevé, nous pouvons ressentir une profonde mélancolie sans rapport avec un événement bien précis. Si cela s’aggrave, cela peut aller jusqu’au désespoir.

Toutes ces sensations sont une plainte de l’âme, des cris de l’âme qui nous avertit, que nous ne sommes plus aligné avec notre raison d’être sur cette terre, que nous ne sommes plus en connexion avec notre essence, que nous avons perdu contact avec notre mandat ou mission de vie.

À la différence des sensations émotionnelles, tous ces ressentis spirituels se manifestent sans raison extérieure apparente. Du coup, nous avons tendance à ne pas y prêter attention et forcément, à ne pas les écouter. Pourquoi il est si facile de ne pas les entendre ? Tout d’abord, les autres sensations – physiques et émotionnelles – font tellement de bruit qu’il est impossible de les entendre. Ensuite, les confondant souvent avec des sensations reliées à des besoins instinctifs, nous cherchons la situation “réelle” en lien avec notre malaise. Ne trouvant aucune explication, nous classons ce dossier sans suite.

 

À quoi correspond la notion de réaction (R) ? Sur le plan spirituel, comme l’événement n’est pas ponctuellement identifiable, comme les besoins ne sont pas instinctifs et répondes à d’autres principes de fonctionnement, comme les sensations se manifestent différemment, les lois d’équilibre se formuleront différemment.

Les sensations spirituelles se manifestent pour nous prévenir que pour l’instant, nous vivons quasi exclusivement, dans une logique de survie par rapport à des besoins instinctifs. Si nous pouvions entendre et prendre en compte les appels de notre âme, nous mettrions en œuvre des réactions comportementales pour revenir à l’essentiel. Dans la réalité, ça n’arrive quasiment jamais. Pourquoi voudrions-nous, du jour au lendemain, vider notre compte de banque, quitter une maison confortable, changer de travail, réduire notre train de vie, divorcer, alors que rien ne nous y contraint ? Et c’est tellement confortable, cet équilibre statique, qu’on s’est construit autour de soi.

Que faut-il donc pour changer de vie et d’enfin prendre en considération nos besoins     spirituels ? Selon Jean-Jacques Crèvecoeur, c’est pratiquement toujours des événements extérieurs, des accidents, des épreuves qui jouent le rôle de déclencheurs de la guérison spirituelle. Ici, si nous ne répondons pas à ce mal-être existentiel qui monte de notre âme, la “réaction” (R=E) n’est plus ni organique, ni comportementale, mais événementielle.

Pour nous sortir de notre torpeur et de notre immobilisme, des événements nous seront envoyés, comme messagers et incitateurs d’un changement de perspective, avec une intensité et une proximité de plus en plus fortes, jusqu’à ce que nous réagissions pour devenir un humain à part entière. Diverses approches de cheminement spirituel réfèrent aux êtres en voie de réalisation ou d’êtres réalisés, pour décrire l’individu qui a pu se détacher de sa nature animale et instinctive – sans la renier, la juger négativement ou la rejeter – pour entrer en conscience dans son essence d’être humain à part entière. Carl Gustav Jung, quant à lui, parle d’un être qui a réalisé son individuation, processus par lequel toutes les dimensions de l’être humain se sont unifiées en un individu.

 

Comment les lois d’équilibre s’appliquent dans le domaine spirituel ?

Première loi.

 Notre survie – notre bien-être psychologique – dépend de notre capacité à maintenir  nos besoins physiologiques – psychosociaux – à l’intérieur d’une zone de confort.

Ici, soit les besoins spirituels sont en manque et cela crée un mal-être de plus en plus profond. Soit, qu’on s’en occupe et alors mieux on se sent. Dans le cas des besoins de réalisation de soi, il n’y a pas de notion d‘équilibre ni de zone de confort. En conséquence, notre bonheur dépend de notre capacité à nourrir toujours davantage nos besoins spirituels.

Deuxième loi.

Notre survie – notre bien-être psychologique – dépend de notre capacité à mettre en œuvre les réactions les plus adaptées pour maintenir l’intégrité de notre organisme – pour satisfaire nos besoins psychosociaux.

Notre bonheur dépend ne notre “capacité” à provoquer et à déclencher les événements les plus aptes à nous inciter à prendre soin de nos besoins spirituels. Pour Jean-Jacques Crèvecoeur, notre “capacité” réfère davantage aux événements  synchronisés comme réactions de rééquilibrage, qu’à nos propres  interventions. Selon Carl Gustav Jung, les événements extérieurs ne se manifestent pas par hasard, mais ils surgissent pour apporter une réponse aux questions  que nous nous posons, pour rectifier une trajectoire de vie, pour suggérer une orientation à prendre. Le but de ces synchronicités, c’est de nous aider à nous rapprocher de notre réalisation en tant qu’humain. Ce qui nous apparaît comme des contrariétés, des erreurs, des contretemps, des emmerdes, ne sont que les réactions mises en place par ce que nous appelons le hasard, pour nous inciter à prendre soin de notre vie intérieure et spirituelle.

Mais, qui met en place ces réactions événementielles ? Selon Jean-Jacques Crèvecoeur, ces réactions sont mises en place par ce que Carl Jung appelait le soi (SOI), à travers les hasards  et les synchronicités. Le soi, dans la conception Junguienne réfère à la notion de supra-conscience qui met en scène des événements pour nous ramener vers une vie qui satisfasse nos besoins existentiels.

 Troisième loi.

Notre survie – notre bien-être psychologique – dépend de notre capacité à maintenir en équilibre l’énergie-information entrante et l’énergie-information sortante.

Comme l’événement est très dilué dans le temps, ce n’est que progressivement qu’un déséquilibre va s’installer, selon deux scénarios possibles.

Soit, je laisse s’immiscer progressivement dans mon existence, un mode de vie matérialiste centré sur ma petite personnalité (le moi) et fondé sur les peurs. Nous pouvons rapprocher cette situation du cas où l’input est supérieur à l’output. Trop de choses matérielles, trop de relations, trop d’occupations encombrent notre vie, étouffant la possibilité de s’épanouir spirituellement.

Soit, je ne me ressource pas assez, je suis tout le temps dans le service aux autres, tourné vers l’extérieur. Dans ce cas, l’output est supérieur à l’input, et cela crée également une dévitalisation spirituelle. Dans les deux cas, les besoins spirituels sont frustrés et en état de manque.

Notre bonheur dépend de notre capacité à éliminer ce qui nous encombre et à cultiver ce qui nous régénère.

 

Voici, en résumé, comment vous pouvez prendre soin de vos besoins psychosociaux en appliquant les sept principes de vie proposés par Jean-Jacques Crèvecoeur.

Pour obtenir plus d’information et de la formation en la matière, je vous invite à lire son livre et à visiter le site de l’Académie de la vie en mouvement.

 

Principe 1. Écouter ses mal-être et apprendre à lire les signes.

Les pistes de travail proposées ici s’intègrent dans une attitude d’entraînement et d’apprentissage régulier.

 

Première piste de travail : écouter les sensations, depuis les mal-être existentiels jusqu’aux mélancolies de l’âme, en passant par tous les états intermédiaires. Ici, seules les sensations désagréables peuvent vous avertir de vos besoins spirituels.

La difficulté principale, c’est d’entendre les plaintes de votre âme au milieu du tintamarre de vos sensations et des distractions de la vie trépidante. En effet, il est difficile d’entreprendre cette écoute si l’on n’a pas déjà réalisé celle des sensations physiques et émotionnelles. C’est pourquoi, vous devez apprendre à accueillir les sensations physiques et les émotions qui se manifestent en vous, pour diminuer progressivement leur intensité. Ensuite, seulement, vous pourrez vous mettre à l’écoute de ces signaux internes qui tentent d’alerter votre conscience, sans qu’un événement particulier ne les ait déclenchés.

Bien entendu, vous ne pourrez les entendre que si vous réduisez aussi le bruit issu de l’environnement externe. Marcher régulièrement en silence, couper la radio ou la télévision, se réserver des moments pour soi dans une journée, sans voir personne, faire une retraite dans un lieu calme et isolé, pratiquer le jeûne, tout cela contribue à écarter les distractions qui vous éloignent de vous-mêmes.

Une troisième source de bruit qu’il faut absolument couper, c’est le bavardage du mental. Le mental ne peut s’empêcher de ressasser ce qui a eu lieu dans le passé ou d’anticiper ce qui adviendra dans le futur. Prenez un instant et posez-vous la question : “ Où se trouve ma consciente actuellement ? Se trouve-t-elle ici avec moi, dans mon corps ? ” Si vous n’êtes pas dans votre corps, ici et maintenant, parce que votre mental s’est projeté dans le passé, le futur ou l’ailleurs, comment voulez-vous avoir la moindre chance d’entendre ce que votre âme cherche à vous murmurer ?

 

Deuxième piste de travail : apprendre à décoder les signes, les symboles, les hasards, les synchronicités.

Comme, c’est le cas dans le domaine physique, psychologique et relationnel, il est parfois nécessaire de se faire aider pour apprendre à décoder les messages de la vie. Il existe de nombreux ouvrages de décodage symbolique des rêves, ainsi que des dictionnaires des mythes et des symboles pour vous seconder dans vos premiers pas.

Même si, en théorie, tout dans la vie est un signe, ne prenez quand même pas tout au pied de la lettre et au premier degré. Toutefois, pour qu’il s’agisse d’un signe pertinent à interpréter, il faut que la réalité extérieure apparaisse au même moment que la réalité intérieure. C’est généralement dans ces circonstances, qu’il y a véritablement apparition d’une synchronicité.

 

Troisième piste de travail : devenir un observateur conscient de votre vie intérieure et extérieure.

Si vous n’êtes pas conscients de ce qui se passe dans votre existence, à chaque instant, comment pourrez-vous recueillir les informations qui tentent de vous indiquer les directions à prendre ou à ne pas prendre ?

Peut-être que, dans un premier temps, vous ne parviendrez à être observateur conscient de vous-mêmes que cinq minutes par jour. Puis progressivement, vous serez surpris d’être de plus en plus conscient de vous-mêmes et de votre vie. Il faut savoir qu’être conscient ne veut pas dire être dans votre mental. La conscience est une présence à ce qui est, sans analyse, sans jugement, sans comparaison et sans pensée. Alors qu’être dans le mental, nous incite justement à analyser, juger, soupeser, évaluer, réfléchir.

 

Quatrième piste de travail : écouter la voix de son guide intérieur.

Nous avons tous un guide intérieur qui veille sur nous et qui cherche à nous parler; c’est le Soi ou notre supra-conscience. Même si nous ne l’entendons pas directement, ce guide se manifeste à travers tous les hasards de l’existence. C’est sa façon à lui de nous guider et de nous protéger. Mais pour le percevoir en direct, il faut commencer par baisser le volume de tout ce qui parasite notre système nerveux.

 

Principe 2. Changer son regard sur la réalité.

Il s’agit ici d’apprendre à changer votre regard aussi bien sur vous mal-être existentiels que sur les événements qui vous arrivent.

Votre mal-être et votre mélancolie sont le cri de l’âme qui agit comme un signal avertisseur qui tente de faire changer vos comportements. Il n’y a donc rien de négatif, tout au contraire. Comme, la plupart du temps, nous n’entendons pas les plaintes de l’âme ou que nous n’osons pas faire ce qu’elle nous enjoint de faire, des événements surgissent, porteurs d’un sens particulier, pour nous ramener dans la conscience de nos besoins spirituels. C’est le Soi qui nous pousse vers des situations qui nous apparaissent à première vue comme des accidents, des catastrophes, des ruptures, des contraintes graves. Ces situations ne sont là que pour nous réveiller, alors que nous sommes endormis dans la toile du mental. Il n’y a donc aucune fatalité, aucune injustice divine. Tout s’agence simplement dans notre vie pour nous ramener au centre de nous-mêmes, à notre mandat de vie et au programme d’apprentissage dont nous avons besoin pour évoluer spirituellement.

 

Principe 3. Accueillir le miracle permanent de la vie.

Cet accueil se traduit concrètement à travers trois facettes.

 

Première facette : ne pas résister, mais reconnaître et accepter la mélancolie, la dépression, le mal-être comme de précieux alliés qui font leur travail pour nous avertir et nous pousser à prendre soin de nos besoins spirituels.

Il s’agit non seulement de reconnaître mais d’accepter également leur présence. Nous avons du mal à accepter ce qui se manifeste en nous à cause de notre propension à juger. À l’intérieur de nous, nous vivons avec une conception de ce qui est bien et ne l’est pas. Nous évoluons dans l’existence avec ce que Jean-Jacques Crèvecoeur appelle une vision idéalisée de nous-mêmes et de la vie, un peu comme s’il fallait que nous-mêmes et notre vie soient parfaits, sans défauts. Donc, toute douleur physique, toute émotion et toute manifestation désagréable de l’âme est une injure à notre perfection imaginaire. Les reconnaître et surtout les accepter impliquerait de faire le deuil de notre aspiration à la santé parfaite, au bien-être parfait et au bonheur parfait. Tant que nous nous accrochons à cette illusion du mental qui juge et compare, il nous sera difficile d’accepter vraiment ce qui se manifeste en nous.

Pour vous aider à y arriver, Jean-Jacques Crèvecoeur vous propose de vous donner des permissions afin de diminuer progressivement cette pression du subconscient sur vous. Par exemple, en vous donnant la permission de ne pas être parfait, cela peut vous permettre d’entrer graduellement dans l’acceptation de vos états d’âme.

 

Deuxième facette : ne pas résister aux épreuves et aux événements difficiles et douloureux, mais de les accueillir comme des invitations à retrouver votre axe de vie.

Pas simple de les accepter, bien évidement. Pourtant, il est possible d’y arriver, à condition, tout d’abord, d’y aller progressivement. Commencez donc par apprendre à cultiver en vous la capacité d’accueillir des petits événements de peu d’importance tels qu’une panne de fonctionnement d’un quelconque objet, un bris par maladresse, un contretemps, etc. Plus vous vous entraînerez sur des événements mineurs, plus vous inscrirez en vous une attitude profonde d’acceptation de ce qui se présente, et plus vous serez capable d’accueillir des épreuves importantes.

Concernant l’entraînement progressif à l’égard d’événements mineurs au départ, trois attitudes intérieures peuvent être cultivées.

Première attitude : ne s’accrocher mentalement ni au passé, ni au futur. La principale difficulté, c’est le mental qui voyage en permanence en-dehors de l’ici et maintenant. Pour ne plus alimenter votre mental, tournez votre attention sur votre corps qui, lui, est dans le moment présent. Ainsi, chaque fois qu’un événement potentiellement douloureux pourrait vous atteindre, développez le réflexe d’orienter votre conscience dans votre corps, de vous connecter consciemment avec vos sensation physiques, avec votre respiration, avec vos sensations musculaires. Comme toute votre attention sera mobilisée à ce contact avec votre corps, votre mental ne pourra plus vous entraîner dans l’ailleurs, dans le jugement et la souffrance.

Deuxième attitude : ne plus offrir de résistance à la vie, en demeurant dans le présent. Comme le disait Eckhart Tolle   “ Si la qualité de votre conscience à ce moment-ci détermine le futur, qu’est-ce qui détermine la qualité de votre conscience ? Votre degré de présence. Par conséquent, le seul domaine à partir duquel le véritable changement peut s’opérer et où le passé peut se dissoudre, c’est le   présent. ”  Donc, vos meilleures chances pour vivre des expériences de guérison spirituelle, c’est en posant des actes dans l’ici et maintenant, en pleine conscience.

Troisième attitude : se rappeler que la vie est un processus continu et jamais fini. Voir notre vie comme un film de cinéma dont notre Soi a écrit le scénario, savoir que chaque scène de notre existence n’est là que pour nous apporter un bout de compétence dans le cadre de notre apprentissage, comprendre que tout n’est qu’un processus d’évolution, tout cela permet d’accueillir chaque étape en disant “ Vivons pleinement ce qui m’arrive. La compétence que je suis en train d’acquérir ici me servira certainement lors d’une scène ultérieure.” C’est ainsi que vous pourrez vraiment développer l’art de transformer des épreuves et des difficultés en occasion de grandir, de comprendre, de prendre conscience.

 

Troisième facette de ce principe de vie : développer une foi inconditionnelle dans la vie.

Les explications concernant les synchronicités nous font voir  que nous sommes jamais seuls et démunis dans notre existence. En permanence, la Vie nous envoie des indications, des signaux avertisseurs, des messages codés pour que nous ne nous égarions pas sur notre parcours ici-bas. À partir du moment, où nous avons compris que tout ce qui nous arrive est placé sur notre sentier pour que nous évoluions vers plus d’amour et de conscience, la foi inconditionnelle en la Vie peut alors s’installer en nous.

Dans cette perspective, il est tout à fait possible d’admettre, qu’aucune épreuve ne sera mise sur notre route pour laquelle nous n’avons pas la force d’y faire face. Concernant cette possibilité, Jean-Jacques Crèvecoeur vous invite à regarder les épreuves que vous avez traversées depuis votre enfance. Essayez de vous souvenir qu’elles étaient vos compétences prouvées avant chaque épreuve. Analysez ce que vous avez acquis comme nouvelle capacité après chacune d’elles. Et vérifiez si vos épreuves étaient vraiment au-dessus de vos forces. Une fois la crise terminée, nous sommes habituellement surpris, non seulement d’être toujours en vie, mais de l’avoir traversée. En vous souvenant de cela, vous allez réaliser que tout, dans votre vie, est au service de votre évolution. Et que rien de ce qui vous est proposé n’est au-dessus de vos forces.

 

Principe 4. Ne pas empêcher la vie de se manifester.

Puisque tout nous est donné pour accéder à la réalisation de soi, notre principale responsabilité est de ne pas empêcher que les processus se déroulent naturellement. Il y a  quatre entraves importantes à notre effort à prendre soin de nos besoins spirituels ?

 

Une première entrave à la spiritualité, ce ne sont pas les possessions matérielles, mais l’attachement à ces possessions. Si ce que vous êtes dépend de ce que vous avez, alors toute votre énergie de vie est au service des besoins instinctifs, au détriment de votre besoin de réalisation de soi. C’est dans ce sens, qu’on peut dire que l’attachement aux biens matériels est une entrave à la vie spirituelle.

 

La deuxième entrave concerne l’attitude de jugement. Le jugement est une activité du mental qui nous sépare de nous-mêmes, puisqu’une partie de moi juge et condamne une autre partie de moi-même. Or, la vie intérieure et spirituelle est justement une expérience d’unification de l’être. Une manière simple et pratique de sortir de cette attitude de jugement, c’est de se poser ce type de question pendant ou après toute expérience vécue : “ Qu’est-ce que je peux tirer comme enseignements de ce que je suis en train de vivre présentement ? En quoi puis-je m’enrichir de cela ? Que puis-je retirer de constructif de l’expérience que je viens de vivre ? En quoi est-ce que cela peut me faire grandir ? ” Ainsi, grâce à ces questions, vous tournez  votre attention vers “ l’apprenti-sage ” plutôt que vers le “ juge-ment ”. En sortant du jugement, vous quittez votre attachement à votre passé, car juger se fait toujours en référence au système de valeurs qu’on a reçu dans le passé.

 

Sortir du jugement débouche naturellement sur le fait de sortir du mental, qui est la troisième entrave à dégager. Concrètement, comme le mental est en permanence dans le passé ou le futur ou ailleurs qu’ici et maintenant, la façon la plus simple de le déconnecter est d’être en pleine conscience dans l’instant présent, dans son corps et dans l’activité en cours.

 

La quatrième entrave est de sortir de l’emprise de la peur et de la survie. Nous passons notre vie à avoir peur pour des choses qui se sont passées, mais qui n’existent plus, pour des choses qui n’ont jamais existé, peur pour des choses qui pourraient arrivés mais qui n’arrivent finalement pas, peur pour des choses qui existent bel et bien, mais qui ne représentent aucun danger réel. Souvent, nous avons peur pour des faits ou des situations sur lesquelles nous n’avons aucune prise. Ce qui nous place de plus en plus dans une position d’impuissance. En fait, nous avons peur parce que nous ne sommes presque jamais dans la réalité, ici et maintenant : nous avons peur que le passé se reproduise ou que le futur se manifeste de manière négative. Vous reconnaissez sûrement dans ce phénomène l’action du mental et de tous nos filtres de perception. En réalité, il ne nous reste que très peu de situations où notre besoin de sécurité est véritablement mis en déséquilibre et où nous avons raison d’avoir peur.

Comment alors se libérer de ces fausses peurs ? Tout d’abord, en changeant votre regard sur la vie. Rien que cela peut déjà vous rassurer énormément et vous faire entrer dans la foi. Ensuite, en sortant du mental pour entrer dans la conscience de l’instant présent. Enfin, en posant des actes les plus immédiats possible pour confronter vos peurs. Une petite chose qui peut vous aider, en plus, c’est que lorsque vous vous préparez à poser un acte, cultiver le “ Je ne sais pas, mais on verra bien.” Je ne sais pas comment il va réagir – et d’ailleurs, je ne veux pas anticiper – mais quand il aura réagi, je verrai comment je répondrai à mon tour. C’est une version du fameux lâcher prise. Pour ne pas se méprendre, le lâcher prise, c’est de faire tout ce qui est en votre pouvoir, tout ce qui est sous votre contrôle pour atteindre le but que vous vous êtes fixés. De plus, cela consiste à ne mettre aucune attente quant au résultat à atteindre.

Toutes les nuisances et toutes les entraves à notre vie spirituelle trouvent leur origine dans le mental qui tourne à plein régime permanent. Étant presque tout le temps ailleurs que là où nous sommes physiquement, l’expérience d’unité intérieure et d’individuation nous est alors inaccessible. Par conséquent, nous restons coincer dans des logiques de survie animale, incapable de réaliser pleinement notre véritable humanité. La voie d’accès à la réalisation de soi passe par une acceptation totale et consciente de notre incarnation dans un corps physique. Car c’est la seule manière, de revenir dans le pouvoir de l’instant présent, ici et maintenant.

 

Principe 5. Prendre soin de soi-même.

Quelles sont les conditions à mettre en place pour entrer dans la dimension spirituelle de votre vie ? Il y a au moins cinq attitudes spécifiques à adopter : développer  l’intimité avec soi-même, faire des choses qui nourrissent l’âme, prendre soin de votre corps physique et psychologique, fermer les portes des voies sans issue et ne pas remettre à plus tard.

 

Développer l’intimité avec soi-même. Il s’agit d’un mouvement de rencontre avec vous-mêmes, sur différents plans. Une rencontre avec vos propres peurs, votre vulnérabilité, vos croyances et vos obstacles. Cela renvoie, une fois de plus, au travail d’écoute, de présence et d’acceptation qui a été abordé dans les trois premiers principes de vie. Paradoxalement, c’est en rencontrant d’abord tout ce qui constitue nos ombres – donc, votre personnalité, votre petit moi, votre ego – que vous pourrez ensuite rencontrer votre Soi avec ses aptitudes, ses capacités créatrices, ses qualités et son pouvoir d’expression.

Par conséquent, le développement de l’intimité avec soi-même s’élabore en parcourant deux étapes, aussi nécessaires l’une que l’autre. La première consiste à rencontrer tout ce qui constitue votre personnalité et à la considérer comme un élément de votre vêtement, sans plus. On peut alors découvrir le metteur en scène – le Soi –qui se cache au cœur du théâtre de votre existence et met en place tout ce dont vous avez besoin pour apprendre et évoluer.

 

Faire des choses qui nourrissent l’âme.  Sur quel critère se fonder pour identifier ce qui peut nourrir votre âme ? Jean-Jacques Crèvecoeur vous suggère de mettre vos choix en perspective de votre propre mort. Qu’il s’agisse d’un choix d’activité, de dépense ou d’investissement, d’une décision d’orientation professionnelle, mettez-vous dans la situation où vous devriez mourir un mois plus tard. La question à vous poser est : “ Si je dois mourir dans un mois, que ferais-je de ce dernier mois ? ” Cette approche vous permet de discerner quelles sont les véritables priorités de votre vie, en incluant dans la réflexion non seulement les besoins liés à la survie, mais aussi et surtout les besoins de réalisation de soi. Si vous prenez soin de l’estime de soi, de la confiance en soi, si vous vous épanouissez de plus en plus, si vous développez des compétences, si votre vie intérieure est riche, si votre vie acquiert un sens, si vous vous entourez de bonté, de beauté et de bien, vous serez de plus en plus connecté avec l’énergie du Soi. Vous aurez de moins en moins peur de manquer de ces choses matérielles, importantes certes, mais pas essentielles pour être heureux.

 

Prendre soin de votre corps comme le véhicule de votre âme et comme votre vaisseau d’exploration spirituelle. Votre corps englobe les plans physiques, émotionnels et mentaux. Si vous n’en prenez pas soin, vous serez empêchés de vivre votre spiritualité parce que vous risquerez d’être aux prises en permanence avec les dysfonctionnements et les maladies, les jeux de pouvoir, les crises émotionnelles et les ennuis de toutes sortes.

 

Fermer des portes pour se rapprocher de votre mandat ou mission de vie. Nous nous laissons polluer par des habitudes de vie, par des activités, des possessions, des relations et des préoccupations qui nous éloignent petit à petit de nous-mêmes. Cet encombrement progressif ne fait que s’accentuer avec les années. À mesure que le temps avance, l’espace réservée à notre âme est de plus en plus restreint. Avec comme conséquence que nous perdons complètement de vue notre mission de vie, donc le sens de notre vie.

Pour prendre soin de vos besoins spirituels et redécouvrir votre mission de vie, Jean-Jacques Crèvecoeur vous suggère de commencer par faire le grand nettoyage en procédant par élimination. Concrètement, pour chaque activité, envisagez que vous pourriez vous s’y engager et écoutez ce qu’en dit votre cœur. Le critère de sélection consiste à vous poser la question : “ Qu’est-ce mon cœur en dit ? Est-ce que cela l’enchante, le fait palpiter, le fait vibrer ? ” Petit à petit, vous apprendrez à fermer des portes sur des possibilités de carrière, d’activité professionnelle, de loisir, mais aussi sur certains types de relations ou de fréquentations qui ne font pas vibrer votre cœur. En posant clairement vos limites pour vous-mêmes, vous verrez que votre horizon commencera à s’éclaircir et à se dégager. C’est là que les signes, les synchronicités deviendront de plus en plus explicites, clairs, évidents. Ainsi, plus vous fermerez des portes à ce que vous ne voulez pas, plus vous vous dirigerez avec certitude et confiance dans la direction où vous devez aller.

 

Ne pas remettre au lendemain le fait de prendre soin de vos besoins spirituels. Si la Vie est une grande école, elle sera suffisamment généreuse et patiente avec vous pour vous représenter les mêmes épreuves, jusqu’à ce que vous ayez réussi l’examen. Pour vos besoins de réalisation de soi, n’attendez pas la veille de votre mort pour vous consacrer à votre mission de vie. Il sera définitivement trop tard, tout au moins pour cette fois-ci, si bien sûr, vous croyez à la réincarnation.

 

Principe 6. Poser des actes dans la réalité.

Dans le domaine de la réalisation de soi, il y a quatre directions de travail qui peuvent être explorées pour appliquer ce principe de vie : oser faire des expériences, oser quitter, oser avancer dans le brouillard, réapprendre la solidarité humaine.

 

Première direction : osez faire des expériences, osez briser les tabous, osez explorer les zones interdites.

Si nous comprenons que tout, dans la vie, est un grand jeu pour apprendre et que tout nous apporte quelque chose dans la connaissance de nous-mêmes et des lois de l’existence, alors nous pouvons oser faire des expériences, car plus nous en ferons, plus nous apprendrons. Cependant, à trois conditions : ne pas être dans le jugement, vivre l’expérience en étant observateur conscient de ce qui se déroule, tirer les enseignements et les leçons de ce que nous avons vécu.

 

Deuxième direction : osez quitter les institutions qui ne sont pas porteuses de vie, les milieux qui ne nous font pas grandir, les relations et les activités qui vous appauvrissent, la logique de survie pour partir à l’aventure de la Vie et explorez de nouveaux horizons. Si vous voulez grandir spirituellement, si vous voulez évoluer en conscience, vous devez poser l’acte de rompre, de quitter ce qui vous entrave, ce qui vous retient en arrière, ce qui vous relie symboliquement ou effectivement à votre passé.

 

Troisième direction : continuez à avancer, quoi qu’il arrive et restez en mouvement, même si vous vous trouvez dans le brouillard. Il arrive que dans la vie nous nous sentions perdu, égaré, sans repère. Osez poursuivre votre route et restez en mouvement, quoi qu’il arrive, car c’est à travers le mouvement que la Vie peut se révéler.

 

Quatrième direction : réapprenez la solidarité humaine. Face à l’épreuve, au moment du saut dans l’inconnu, nous sommes toujours seul, quelle que soit la manière dont nous sommes entourés ou préparés. Lorsque nous devons prendre soin de nous-mêmes, nous sommes seuls. Nous sommes donc, par essence, solitaires sur notre chemin de vie. Et c’est parce que nous sommes tous solitaires dans la vie que nous devenons solidaires. Car au-delà de la diversité apparente des destinées individuelles, nous sommes tous ici pour apprendre et évoluer.

Réapprendre la solidarité humaine, c’est réapprendre à poser des actes qui vont dans le sens de la communion, de la vraie générosité, de la véritable gratuité. D’une générosité qui s’exprime parce que vous avez enfin compris qu’au-delà des apparences, c’est le même Soi qui agit et qui vibre au cœur de l’autre. Parce qu’il est aussi un miroir de votre propre réalité intérieure.

Les caractéristiques de l’amour véritable sont la bienveillance, la liberté, la compassion et la joie. La bienveillance découle de l’attention que vous portez à l’autre, sans jugement et qui vous permet de le comprendre. La liberté consiste à laisser l’espace à l’autre, sur les plans physique, émotionnel et mental. La compassion est cette capacité à accueillir l’autre avec le cœur et à être toujours prêt à l’aider, sans attente et sans projection. Enfin, l’amour véritable devrait toujours générer la joie. Si elle n’est pas là, c’est que nous sommes identifiés à quelque chose.

Lorsque nous devenons capables de poser des actes d’amour véritable comme ceux-là, tant vis-à-vis de nos proches que vis-à-vis de la société en général, nous quittons un univers où nous sommes séparés de nous-mêmes, de l’autre, du monde et du Soi pour entrer dans l’espace de l’unification, de la rencontre des contraires et de l’intégration du principe masculin et féminin. Plus vous serez autonome et responsable de votre propre vie, plus vous pourrez déployer de l’amour à travers vos actes. Plus vous vous réconciliez avec votre solitude, plus vous pourrez développer une solidarité avec toute chose créée.  C’est en vous recentrant sur vos propres besoins physiques, psychologiques et spirituels que vous pourrez retourner à votre véritable humanité et révéler à l’autre à sa véritable humanité. Alors, la véritable guérison spirituelle pourra avoir lieu.

 

Principe 7. Entrez dans la foi inconditionnelle en la Vie. Dans le domaine spirituel, se guérir soi-même peut résulter de l’application de ces principes de vie. Que peut-on faire de plus ?

Jean-Jacques Crèvecoeur vous invite à déplacer votre propre centre de gravité, afin de placer votre point de conscience au niveau de votre Soi et non plus au niveau de votre cerveau, qu’il soit ancien ou nouveau. Seulement alors, vous pourrez vous abandonner au bon soin de votre divin intérieur, à cette étincelle divine qui vous fait être.

Le lâcher prise suprême est celui qui consiste à ne plus essayer de contrôler sa vie à la force du mental, mais de la confier à la bienveillance de notre Soi. Ce n’est qu’à ce moment-là que nous pouvons considérer que nous sommes entrés dans la foi. Foi en la Vie, foi dans le divin, foi dans le fait que tout ce que nous vivons à un sens.

 

En conclusion, la vie spirituelle n’a pas besoin d’analyses, de réflexions et d’exercices pour s’épanouir. Le hasard, les coïncidences et les synchronicités prennent soin de vous, comme autant d’invitations à rectifier votre trajectoire de vie. Acceptez simplement d’être guidé par le destin, les signes et les rencontres et votre vie intérieure deviendra davantage une source de bonheur, d’énergie et de paix.

 

 

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