Plus de sérénité, d’énergie et de joie dans votre vie : la dimension rationnelle

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La dimension rationnelle est reliée à notre cerveau cognitif. C’est le cerveau de l’intelligence rationnelle, de la connaissance, de la logique et de l’analyse. C’est la dimension que nous développons sur les bancs d’école et au cours de notre éducation. Bien que le cerveau rationnel ait une place importante dans le fonctionnement humain, il a tout de même des limites. En autre, il ne règle pas les difficultés émotionnelles. Évidemment, lorsque notre esprit est dégagé de toute émotion, il nous est facile d’analyser avant d’agir. Mais, lorsque nos émotions nous torturent l’esprit, elles peuvent perturber notre capacité d’analyse. En fait, c’est le cerveau émotionnel qui influence le cerveau rationnel et non l’inverse.
Le mode de fonctionnement du cerveau cognitif est logique et rationnel mais, sa rationalité provient des codes appris au fil de notre vie. C’est pour cette raison qu’on peut l’appeler aussi le cerveau des codes.

L’ABC DES CODES.

Au cours de votre vie, vous avez appris une importante quantité de codes. Ils sont tellement intégrés en vous que vous n’y pensez même plus. Autrement dit, ils sont devenus des automatismes inconscients. Mais d’où proviennent-ils ?
En fait, nous les apprenons d’abord et avant tout au sein du cocon familial. Par la suite, l’école, nos amis, l’université, le milieu de travail, le système politique, économique et religieux se charge de nous apprendre toutes sortes d’autres codes. Nos codes proviennent donc d’un peu partout à la fois mais diffèrent selon notre culture, notre langue, notre pays, notre éducation et ainsi de suite.
Dès notre enfance, nos parents ont participé à l’intégration du code de la langue par l’enseignement et la répétition. Si le code de l’alphabet est l’un des premiers que nous intégrons, le code de la sécurité routière en est un autre que nous apprenons avant même d’atteindre l’âge adulte. Ainsi, si vous vivez en Amérique du nord vous apprenez que les voitures roulent à droite tandis que si vous vivez en Angleterre qu’elles roulent à gauche.

Vous devez savoir que c’est la même logique qui s’applique pour notre système de valeurs et de croyances. En effet, les valeurs, comme tous les autres codes, ne sont pas innés. Les connaissances à cet égard, sont apprises en fonction de notre culture et de notre éducation. Nous ne sommes pas venus au monde avec la connaissance innée du code de la route. Il en va de même pour toutes les belles valeurs qui nous ont été inculquées dès le berceau. Depuis la naissance, nous apprenons, au fil des situations et des événements, ces notions de respect, de bonne conduite, de ponctualité, d’autonomie et de partage. Nous les avons apprises par un système d’encodage propre à notre culture et à notre environnement social et familial. Et comme elles sont apprises, elles diffèrent d’une société à une autre. Le respect de soi, des autres, de la nature et de la vie n’est-il pas une valeur importante pour le commun des mortels. En tout cas, nous l’espérons tous. Mais, il faut admettre qu’il ne s’exprime pas de la même façon pour tous les habitants de la planète terre.
Comme si ce n’était pas suffisant, nos belles notions de respect peuvent prendre le bord lorsque nous sommes chargés émotivement.

CODE – ITIONNEMENT.

Nos codes ne sont que de purs conditionnements. Si le système émotionnel et le système rationnel sont innés, ce que l’être humain y introduit est forcément acquis. En fait, les équations mentales à charge émotionnelle et nos connaissances sont placées par les événements de la vie à l’intérieur de ce système.
Considérons le travail, qui est une valeur qui prévaut dans toute bonne société industrialisée. Si nous travaillons maintenant à un rythme fou, jusqu’à épuisement physique et mentale, est-ce parce que c’est inné ou parce que nous sommes conditionnés ? Nous acceptons ce mode de vie, car dès l’enfance, à la maison, nous baignons dans ce modèle. Et puis, un jour, nous allons à l’école et aboutissons sur le marché du travail. Nous finissons par croire que c’est le seul modèle possible. Autrement dit, nous sommes conditionnés à la performance pour gagner notre pitance. En réalité, nous acceptons ce qu’on nous dit par conditionnement et parce que peu d’entre nous ont trouvé des portes de sortie. Pire encore, par pur conditionnement, des individus et des sociétés peuvent accepter des idées qui viennent les menacer physiquement et psychologiquement. Il nous faudra tous avouer un jour qu’entrer dans le moule est souvent, à quelques nuances près, le seul comportement que nous nous donnons la peine d’adopter. Et dire, qu’un jour, la robotisation remplacera sûrement la main-d’œuvre humaine pour produire d’énorme quantité de biens à faible coût. Dans ce contexte de production, nos sociétés industrialisées seront probablement en mesure de donner un revenu minimum garanti à leurs citoyens. Nous considérerons sûrement le concept du travail minimum pour augmenter son revenu comme tout à fait acceptable et normal. Rappelez-vous que le conditionnement fonctionne grâce à notre système émotionnel. Nous acceptons le concept de la performance, car il peut être associé au besoin de sécurité ou de reconnaissance.

CHARGE ÉMOTIVE ET CODE.

Pour que les codes restent bien ancrés en nous et pour que nous les acceptions, les machines à codes (nos parents, notre système d’éducation, la société) ont fait bon usage des charges émotives. Une valeur est importante pour nous lorsqu’ une charge émotionnelle (reliée à un besoin) y a été associée.
À une certaine époque, nos grands-parents n’ont-ils pas vécu la peur de l’enfer ? Le clergé a imposé par besoin de contrôle sur ses ouailles et pour remplir les bancs des églises, une série de codes moraux par la menace du jugement dernier ? Souvenez-vous aussi de nos grands-mères qui enfantaient une fois par année au détriment de leur santé, car empêcher “ la famille ” était contraire aux codes moraux de l’église catholique. Par la simple peur d’être excommunié, qui venait toucher le besoin d’appartenance et peut-être d’autres besoins, les catholiques ont accepté toutes sortes de comportements et de principes moraux plus ou moins douteux.
Retenons que si nous acceptons les codes, c’est que des charges émotives et des équations mentales s’y rattachent. Toutefois, ne commentons pas l’erreur de condamner en vrac tous les codes que nous connaissons. Ils peuvent être utiles et certains nous évitent des questionnements du genre : “ Dois-je m’arrêter au feu rouge ? ” Si certains codes sont nécessaires, d’autres peuvent mener à des contradictions importantes et à des désordres émotifs. Comme les codes que nous acceptons sont reliés à nos émotions, nos croyances et nos valeurs peuvent devenir irrationnelles et mener jusqu’ à l’autodestruction. Rappelez-vous également, que les codes peuvent être un prétexte idéal pour contrôler l’autre.

CHOC DES CODES.

Une valeur est un code culturel. C’est pourquoi une valeur est une croyance qui peut être interprétée différemment selon la culture où nous l’appliquons. C’est ainsi par exemple, que la ponctualité n’est pas considérée de la même manière selon que vous habitiez dans une société nord-américaine ou sud-américaine. Pour des sud-américains, qui ne se considèrent pas esclaves du temps, ne pas être à l’heure précise à un rendez-vous n’est pas grave. Contrairement à eux, des nord-américains, pour qui le temps c’est de l’argent, ne pas être ponctuel est un total manque de respect. Cet exemple permet de comprendre aisément, que nos codes et nos empreintes émotionnelles peuvent être une source de conflits. C’est pourquoi, il ne faut pas hésiter à nous questionner et à les voir pour ce qu’ils sont : du conditionnement.

ÉVOLUTION DES CODES.

Si le cerveau des codes est celui du conditionnement, il y a tout de même une bonne nouvelle : il n’est pas fixe et universel et surtout il est en constante évolution, car les codes culturels sont appelés à fluctuer au fil du temps. Ils ne sont pas figés ni stables, contrairement au système émotionnel.
Il est important de se souvenir des gestes irréparables que l’être humain a commis et commet encore, au nom des codes et des croyances. Et de penser, que ces mêmes codes pour lesquels certains sont prêts à donner leur vie, seront peut-être totalement désuets dans un futur plus ou moins proche. Pensez, par exemple, aux droits des noirs aux États-Unis d’Amérique. Souvenez-vous, qu’il n’y a pas si longtemps, que les afro-américains n’avaient pas le droit de voter ni même de s’asseoir à côté d’un blanc dans un autocar, un cinéma ou au restaurant. Et malgré d’importantes contributions de personnes de couleur à l’évolution des conditions sociales, médicales, juridiques, culturelles des États-Unis et des réalisations du premier président afro-américain, qui au cours de ses deux mandats a fait tout autant que ses prédécesseurs pour son pays, il y a des personnes qui prônent encore la suprématie de la race blanche. Et faisant fi de ces faits, Ils tiennent des discours rationnels expliquant pourquoi les classes sociales et les races doivent être séparées et traitées différemment.
Et que dire de l’homosexualité en tant qu’orientation et pratique sexuelle entre personne adulte consentante. Dans certaine société, elle est reconnue comme une liberté individuelle assortie des mêmes droits et privilèges que ceux accordés aux hétérosexuels : services de santé, mariage, régime d’assurance-vie et de retraite, etc. Tandis que dans d’autres, elle est considérée comme une déviance, une maladie ou un crime passible de traitements forcés, d’emprisonnement et même de la peine de mort.
Il est important de retenir que les croyances et les valeurs absolues causent parfois certains dérapages et nous mènent vers des processus de destruction. Parce qu’à partir du moment où nous admettons qu’une croyance est la “vérité ultime ”et que les autres sont inacceptables, des conflits de toutes sortes peuvent survenir et avoir de graves conséquences. N’hésitons donc pas à mettre en doute nos codes et nos grands idéaux. Posons-nous la question suivante : nos valeurs et nos croyances sont-elles limitatives ?

QUESTIONNEZ-VOUS.

Les valeurs et les croyances qui vous ont été imposées et que vous enseignez à votre tour sont-elles limitatives ou au contraire favorisent-elles la liberté de pensée et d’action ? Jusqu’à quel point vos sacro-saintes valeurs s’associent-elles à des équations mentales, sont-elles irrationnelles, vous empêchent-elles de vivre plus de fluidité, d’énergie et d’harmonie ? Rappelez-vous que nos besoins, comme le pouvoir et le contrôle, adorent se cacher derrière des croyances et des valeurs qui sont souvent irrationnelles.

EXPÉRIMENTEZ.

Pendant une journée complète abstenez-vous de participer à tout débat, peu importe lequel. Abstenez-vous également de donner votre opinion sur quoi que ce soit et soyez attentif à ce qui se passe autour de vous, au travail ou à l’école et à la maison. Maintenez autant que possible votre impartialité en regardant la télévision, en écoutant la radio ou en lisant le journal.
Observez les gens autour de vous et dans les médias qui s’adonnent aux jugements de valeur et à la critique. Soyez témoin de ces comportements et voyez dans quel état ils peuvent vous entraîner. Êtes-vous plus énergique ou plus épuisé ? Votre humeur est-elle plus ou moins agréable ? Êtes-vous aussi joyeux et léger d’esprit qu’avant ? Déterminez à quel moment de la journée les situations sont venues vous toucher.
Maintenant, demandez-vous si le fait de ne pas avoir participé à ces débats a réellement changé quelque chose dans votre vie ? Êtes-vous moins instruit et moins intelligent qu’avant ? Avez-vous été capable de ne pas justifier votre état émotif par des croyances ou des valeurs ? Avez-vous été capable de déterminer quels besoins ont été touchés dans ces diverses situations de la journée ?
Est-ce que la vérité pure avec un grand V existe vraiment ? En réalité, rien n’est absolu. L’histoire de l’humanité regorge d’exemples d’esprits fermés qui, au nom de leurs valeurs et de leurs vérités, ont causé d’énormes souffrances humaines. Donc, gardons l’esprit ouvert. S’il existe des notions objectives, la plupart de nos codes, y compris nos belles valeurs, sont subjectifs et considérés comme des vérités absolues alors que ce ne sont que des croyances. Est-ce à dire que, plus souvent qu’autrement, notre égo l’emporte sur notre raison ?

VALEUR ET ÉMOTION.

Les valeurs sont bien souvent un prétexte pour justifier l’émotion qui est associée au contexte. Lorsque nous sommes en colère contre une idée, une personne ou un système, nous voudrions tellement que ce soit une valeur qui ait été atteinte : “ Je suis en colère contre le gouvernement, car il est irrespectueux et menteur ”. En fait, ce n’est pas la valeur qui est touchée, mais le besoin qui est associé au contexte. Notre évaluation de départ, qui semble rationnelle et factuelle, est en réalité une évaluation émotive associée à des besoins qui peuvent être rationnels ou irrationnels. Ainsi, nous nous cachons derrière des valeurs, alors que la faute revient aux besoins qui sont bien ancrés en nous.
Il faut rappeler que peu importe la situation, lorsqu’un besoin est touché de façon significative ou lorsque nous anticipons qu’il ne sera pas comblé, nous oublions très vite nos belles valeurs auxquelles nous semblons tant tenir. N’oubliez pas non plus que votre système émotionnel est plus fort que votre système rationnel et que votre capacité d’analyse est inversement proportionnelle à vos charges émotives. Voilà d’ailleurs pourquoi les gens peuvent faire exactement le contraire de ce qu’ils énoncent.
Ne vous laissez plus mystifier par les belles valeurs. Nous aimerions tellement expliquer nos émotions de façon rationnelle. Mais quand nous agissons ainsi, nous tombons dans un piège inévitable, puisque le cerveau rationnel est également le cerveau des codes, des valeurs et des croyances. L’être humain est conditionné et parler de ses valeurs le gonfle de fierté et d’importance parce que lorsqu’il s’enorgueillit de ses valeurs, son égo s’enorgueillit également.
Bien sûr, les valeurs sont un idéal, mais rappelez-vous que la vérité pure n’existe pas. Lorsque nous sommes chargés émotivement, c’est qu’un besoin n’est pas comblé. Les valeurs que nous évoquons ne sont alors qu’un joli paravent qui camoufle bien nos émotions. Si votre souhait le plus cher est de vivre harmonieusement avec vous-mêmes et les autres, libérez-vous des besoins irrationnels qui engendrent les émotions et des comportements limitatifs et potentiellement destructeurs.

REPRENDRE SON POUVOIR.

Nous aimerions tellement que la faute revienne à l’autre. Accuser quelqu’un d’autre, ça fait du bien, ça nous soulage et nous réconforte. Il est si avantageux pour nous d’évoquer le non-respect d’une valeur pour justifier une émotion. De cette façon, nous nous déresponsabilisons de notre émotion en accusant le stimulus déclencheur, c’est-à-dire l’autre. En accusant ainsi l’autre, nous entrons malheureusement dans une impasse, car nous lui donnons le pouvoir de contrôler notre état. Et indéniablement, comme c’est la faute de l’autre, nous devons changer son comportement pour retrouver notre état de bien-être. Cessons de perpétuer l’illusion en agissant de la sorte. C’est en tournant notre regard vers l’intérieur que nous retrouverons notre pouvoir. Et ce faisant, nous nous permettons de nous libérer de nos besoins irrationnels. À ce moment, il est possible de modifier notre état émotif et de rétablir la fluidité et l’harmonie dans notre vie.
Voyez chaque situation perturbante comme un levier qui vous permettra de vous dégager un à un de vos besoins irrationnels. La maturité psychologique demande un peu d’entraînement mais au bénéfice de rendre votre vie plus facile, joyeuse et légère. Malheureusement, nous possédons ce don incroyable de compliquer notre vie par notre égo et nos émotions. Le problème fondamental, c’est que nous avons appris à travailler avec nos valeurs en oubliant complètement d’exprimer nos émotions et nos besoins. Pour reprendre notre pouvoir, nous devons nous entraîner à reconnaître nos émotions et nos besoins en utilisant la première personne du singulier.
Nos émotions conditionnent nos croyances et les informations que nous acceptons dans notre système de valeurs. Les notions de vrai, de faux, de bon, de mauvais et ainsi de suite peuvent nous conduire à des élans de destruction. Pour chaque charge émotionnelle que nous libérons, nous réduisons d’autant le rythme de nos jugements de valeur et de nos critiques. En travaillant sur nous et en cessant de nous acharner sur le comportement de l’autre, nous nous accordons le droit de progresser et de reprendre notre pouvoir. Et chose tout à fait appréciable, nous accordons alors à l’autre sa juste place.
En effectuant ce grand ménage, nous devenons beaucoup moins réactifs au stimulus environnant et en conséquence cela nous permet de nous rendre compte que nos valeurs ne sont plus aussi importantes qu’elles ne le paraissaient. En étant ainsi moins encombrés de valeurs, de croyances, d’idéaux, de principes et de dogmes, nous avons probablement de meilleures chances de vivre en harmonie avec nous-mêmes et les autres.

Lire la suite : Plus de sérénité, d’énergie et de joie dans votre vie : la dimension physique.

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