Cultivez le calme

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Si nous étions honnêtes avec nous-mêmes, nous reconnaîtrions que nous pouvons grandement améliorer notre vie : il nous est possible d’être en meilleure santé, plus heureux, plus sereins. Comment ? En éliminant les risques majeurs que nous encourons. Santé, bien-être et harmonie sont possibles si nous concentrons nos efforts dans les quatre domaines suivants :

  • l’alimentation
  • l’exercice physique
  • les attitudes de vie
  • le calme intérieur par la méditation.

On peut effectivement améliorer notre qualité de vie en ne suivant qu’une de ces voies. Mais, l’idéal est de trouver un équilibre entre ces quatre pratiques, les effets bénéfiques de chacune renforçant ceux de toutes les autres. Et, parmi ces moyens, il est de plus en plus reconnu que la méditation apporte d’importants résultats. Pourquoi ? Parce que la méditation permet de développer un état de bien-être physique et mental favorable au maintien de la santé. Voyons maintenant, comment avec l’approche simple et pratique de Paul Wilson, nous pouvons intégrer la méditation dans notre quotidien.

 

La méditation.

On croit souvent que la méditation est inextricablement liée à la quête de sens et à la pratique religieuse. Pourtant, foi, rites, philosophies diverses ne sont pas essentiels pour que la méditation soit efficace. Les bénéfices physiques et émotionnels constituent en eux seuls des raisons suffisantes pour la pratiquer. Son intention première est d’améliorer la qualité de vie, la santé et la compréhension de soi et du monde. On y parvient grâce à un état physiologique que l’on appelle “ état de calme ” qui, comme son nom l’indique, est un sentiment intérieur de paix et de sérénité. Lorsque vous le ressentirez, vous vivrez un certain bien-être, aurez confiance en vous, dormirez mieux, mangerez mieux, vivrez mieux, bref, vous apprécierez davantage la vie.

Mais qu’est-ce au juste que la méditation ? On peut d’abord dire que la méditation implique l’acte de méditer. Ensuite, que méditer correspond à un changement de niveau de conscience et de perception. Concrètement, la méditation est proche de l’idée d’être. Lorsque vous vivez l’instant présent, quand plus rien ne vous distrait, si vous n’êtes ni attaché au passé ni inquiet de l’avenir, si votre esprit et vos émotions vous servent et ne vous commandent plus, votre conscience “ est ” et vous vous ressentez pleinement. Cet état, c’est “ être ”. Dans la méditation, vous réalisez pacifiquement quel est votre moi véritable, qui vous êtes, quels sont vos buts. Plus vous y recourrez, plus votre niveau de conscience s’élèvera. Il s’agit d’une expérience progressive, cumulative. En sachant ce qu’est votre moi réel, par opposition à la manière dont vous êtes ressenti par les autres et, surtout, à la personne pour laquelle vous voulez vous faire passer (fort, alors que vous ne l’êtes pas plus que la moyenne ; sage, alors que vous ne l’êtes pas plus que les autres), vous serez moins victime des tensions et des angoisses de la vie moderne. Lorsque vous vivez l’instant présent, vous apprécierez la vie pour le bonheur de ce seul moment, vous serez moins sensibles aux doutes et aux peurs avec lesquels vous vous débattiez précédemment. Vous accepterez que la vie ne se déroule pas comme vous le désirez, vous admettrez qu’il n’y ait aucun moyen de contrôler l’avenir, qu’il est inutile de s’attarder sur son passé. Vous obtiendrez ainsi ce que la plupart des gens souhaitent : la paix intérieure.

La méditation est une méthode subtile et répétitive. Ce n’est pas une aventure unique qui transporte dans un monde d’extase cosmique. Il y aura des moments de béatitude, où vous perdrez conscience du temps, où cessera votre agitation mentale, votre monologue intérieur. Par instants, vous perdrez même conscience de votre moi, tout en étant vivant, plus conscient que jamais. Ce sont ces instants où vous vous contenterez d’être qui seront les moments les plus précieux de votre conscience. Lorsque l’esprit est apaisé, que les distractions et influences extérieures sont éliminées, vous entrez en contact avec l’essence de votre être, vous comprenez véritablement le sens de la paix, du calme intérieur. Le calme, c’est l’état dans lequel vous êtes lorsque vous méditez. Le calme, c’est à la fois l’exercice et son résultat. Cet état est simple, facile à obtenir et a des effets dans toutes les dimensions de votre vie. La technique du calme est une méthode de méditation simple qui, avec un peu de persévérance, améliore la façon de penser, de sentir, d’agir. Vous commencerez à en ressentir les bénéfices dès votre premier essai, lesquels ne cesseront de croître et de se multiplier au fur et à mesure de votre pratique.

 

Le stress.

Quelle est la mauvaise nouvelle que nous allons découvrir dans le journal du matin ? Croyez-vous que l’effet de serre soit un danger plus grave que l’armement nucléaire ? Que le nombre croissant de sans-abris est plus inquiétant que l’augmentation du chômage ? Ajoutez à cela les pressions familiales, les problèmes relationnels, les préoccupations professionnelles, vos ambitions, les soucis d’argent, de santé, les doutes, les petites angoisses de la vie quotidienne… Est-il si étonnant que vous soyez tendu de façon chronique ? S’il y a jamais eu une période de l’histoire humaine où il ait été impossible d’échapper aux ravages du stress et aux tensions, c’est bien l’époque actuelle où nous sommes d’ailleurs connectés en direct et en continu sur tous les drames qui se déroulent sur la planète. De nos jours, le stress est une menace aussi grave pour la santé physique et mentale, sinon plus, que la peste au XVII ième siècle. Et, tout comme il fallut s’adapter pour combattre ce fléau, il nous faut changer notre mode de fonctionnement. Le stress est considéré comme le premier facteur de troubles de santé et de maladies du monde occidental : l’hypertension, le durcissement des artères, migraine, maladies cardiaques et même cancer. Il réduit la résistance aux infections, contribue à favoriser malaises et désordres sociaux. Il provoque indigestions, constipations, palpitations, insomnies et impuissance. Il joue un rôle important dans les tentatives de suicide, il aggrave tous les types de souffrances et de maladies et pourtant, il ne nous semble pas aussi effrayant que le cancer ou la lèpre. Telle est la nature ambivalente du stress.

Contrairement à d’autres maux, le stress ne passe pas avec le temps, il s’auto-alimente. Il se renforce de jour en jour, jusqu’à exercer une influence majeure sur votre esprit et votre corps, au point de dominer vos émotions et vos actions. Comme tous les êtres vivants, les êtres humains possèdent l’équipement biologique nécessaire pour faire face à intervalles réguliers au stress. Confronté à un animal hostile ou à un adversaire, l’homme primitif avait le choix pour sauver sa vie : rester et combattre, ou s’enfuir. Son corps était prêt pour cette éventualité. Par réflexe, les glandes sécrètent de l’adrénaline, les muscles se tendent, le pouls et la pression artérielle augmentent, la respiration s’accélère.  Dans la vie quotidienne, le moindre incident, dispute ou erreur, active ce mécanisme. Le réveil n’a pas sonné ce matin; vous êtes en retard; le train est parti sans vous; le contrôleur est agressif; vous avez fait une gaffe et votre meilleur ami est fâché; vous ne savez pas si vous allez terminer votre programme de travail cette semaine; vous êtes l’objet d’une rumeur calomnieuse au bureau : toutes ces pensées se succèdent en vous et il n’est que 10h30. Chacun de ces incidents mineurs active le mécanisme “ fuir ou combattre ” de votre organisme. Vous subissez cette transformation biologique des dizaines de fois pendant la journée. Pourtant, il y a une grande différence entre vous et l’homme primitif. Lui pouvait résoudre la plupart des conflits en optant pour une solution qui impliquait un acte physique. La tension musculaire consommait les substances chimiques liées au stress produites par le corps, cela lui permettait de se calmer vite. Aujourd’hui, les choses ne sont plus aussi faciles. Le mécanisme de production d’adrénaline est certes activé, mais en ce XXI ième siècle, vous devez rester impassible, assis derrière votre bureau, dans votre voiture ou debout derrière votre comptoir.  La seule action que vous pouvez effectuer, c’est penser. Vos nerfs et vos muscles sont prêts à bondir, mais vous ne pouvez rien faire et ne devez surtout rien manifester. Vous êtes enfermé dans une situation passive, en état d’inhibition de l’action, sans qu’il soit possible de réduire le stress dans l’immédiat. Dans ce contexte, est-il étonnant à ce que le stress atteigne des sommets intolérables ?

Il est possible d’affronter le monde d’une manière plus calme et détendue pour mieux gérer les tensions et mener une existence paisible, confiante et heureuse. La technique du calme change votre état d’esprit. Et quand vous êtes apaisé, votre vie est plus calme et cela influence également votre état de santé. La méditation, qui développe un état d’esprit de calme est le meilleur antidote au stress en plus d’aider à disperser le stress accumulé.

 

Les bénéfices de la méditation.

La méditation est un processus lent, subtil, progressif et cumulatif, qui donne tous ses effets qu’à long terme. Le principe du calme suppose un entraînement. Au bout de quelque temps, vous sentez les premiers progrès. Vous êtes plus souvent détendu, vous mangez et dormez mieux. Vous avez beau travailler tous les jours, vous vous sentez de plus en plus en forme. Si on persévère, en sachant qu’à long terme l’effort en vaut la peine, on note des améliorations significatives. On est plus apte à réagir aux tracasseries quotidiennes et on apprécie davantage la vie. L’esprit est plus vif, plus créatif. On a davantage d’énergie, on est en meilleure santé, on se comprend de mieux en mieux et on comprend mieux les autres également. Bref, on s’épanouit.

La méditation produit un état de relaxation profond – l’état de calme – où, contrairement au sommeil et à l’hypnose, l’esprit reste éveillé et en alerte. Les ondes qu’émet le cerveau changent de nature. Il y a augmentation des ondes lentes, dites alpha, lesquelles ne naissent que lorsqu’on est parfaitement détendu; il y a apparition d’ondes delta, qui sont liées aux phases de sommeil profond. Le schéma organisationnel de ces émissions indique que l’esprit est en alerte et simultanément en grande relaxation. Le métabolisme est aussi modifié. La consommation d’oxygène diminue d’environ 20 % et la production de monoxyde de carbone baisse également. Les rythmes cardiaque et respiratoire ralentissent de manière importante. L’acide lactique dans le sang diminue de 50%, la pression artérielle tombe, la résistance électrique de la peau augmente. Ces phénomènes accompagnent la sensation de calme, d’harmonie et de bien-être. La technique du calme produit donc des réponses totalement inverses à celles provoquées par la situation de fuite ou de combat; c’est pourquoi elle est mise à contribution pour prévenir ou atténuer la réaction de stress.

Au bout de quinze jours de pratique, certaines des améliorations énumérées ci-dessus apparaissent, mais les avancées les plus décisives ne se réalisent qu’avec le temps et de la persévérance :

  • vous êtes plus positif,
  • vous êtes plus dynamique, en meilleure santé, plus heureux,
  • votre vigilance a augmenté, vous agissez et pensez avec plus de créativité,
  • vous mangez mieux, dormez mieux, aimez mieux,
  • vous êtes plus tolérant, vous appréciez mieux la vie.

 

Comment ces changements se produisent-ils ?

Le point commun des techniques de méditation réside dans le fait que le pratiquant focalise son attention sur un seul objet. Comment alors la concentration de l’attention sur un seul objet peut-elle apporter autant ? Il apparaît que s’absorber sur une seule chose libère l’esprit de ses conflits, de ses distractions, à tel point que le corps et le mental fonctionnent en synergie. Les mystiques orientaux considèrent depuis des siècles que c’est notre “ état naturel ” et que c’est ainsi que nous devrions fonctionner en permanence.

Pensez à la mécanique de votre esprit quand vous êtes anxieux. Les pensées affluent de plus en plus, sautent du coq à l’âne. Le passé vous obsède, vous vous inquiétez pour l’avenir. Plus vous essayez de réfréner ces idées, plus leur nombre s’accroît. Puis, tandis que votre attention part et revient dans des dizaines de direction, votre anxiété augmente encore. Imaginez votre paix intérieure si vous n’étiez pas perturbé par ces parasites. Imaginez que vous n’avez qu’une seule chose en tête, que vous ne vous consacrez qu’à un seul objet, sans penser à ce que vous avez fait la veille ou ferez le lendemain.

Peut-être pensez-vous impossible de ne rien avoir à l’esprit, ne serait-ce qu’un instant. Se concentrer sur une chose, c’est comme n’avoir rien à l’esprit. En fait, par sa nature même, la pensée est mouvement. Son existence même dépend des constantes pérégrinations des   idées ; elle est un processus dynamique. On va d’un point à un autre, on explore les concepts.  Si, par un moyen, on bloque cette agitation et que l’esprit n’est plus occupé par des pensées non sollicitées, il devient vite immobile et il ne reste que la conscience. Lorsque vous parvenez à l’absence de pensées, vous êtes dans la conscience, vous comprenez ce qu’est votre esprit, ou, plus important qui vous êtes.

Contrairement à une opinion répandue, l’esprit n’est pas le siège de la vérité et de la compréhension, il n’est que l’activité inconsciente des idées. Si votre esprit était votre maître et non l’agitation mentale, pourquoi seriez-vous ligoté dans votre égo, à vouloir plus d’argent, une automobile plus luxueuse, à désirer paraître plus important ? Pourquoi vous diriez-vous malade, alors que vous souhaitez seulement que l’on s’occupe de vous ? Que vous avez faim alors que vous n’êtes que désoeuvré ? Que vous aimez telle ou telle personne, alors qu’il ne s’agit que de justifier une pulsion sexuelle ? Que vous détestez les riches, alors que vous les enviez ? Que vous voudriez être mince, alors que vous voulez simplement être bien dans votre peau ? Si vous vous dirigiez, vous n’auriez pas à vous dire tout cela, à vouloir changer votre façon de penser, sans y parvenir. Lorsque vous calmez vos ruminations mentales, vous êtes capable de grandeur. Lorsque votre esprit vous contrôle, vous êtes l’esclave de votre égo et de vos sens. En apprenant à vous focaliser, le principe du calme donne la primauté à la conscience de soi, apaise et élève l’esprit. Le processus de méditation est une discipline qui exerce l’attention et améliore la qualité des pensées. Il développe vos facultés de compréhension et renforce votre potentiel intellectuel. Et, avec le temps, c’est un moyen fiable de différencier fantasme et réalité.

N’avoir qu’une chose à l’esprit, c’est l’une des choses les plus difficiles à réaliser malgré sa simplicité apparente. Pour l’esprit humain, il est presque impossible de se concentrer sur une idée unique pendant un certain temps à moins d’être entraîné. Vous devez pratiquer la technique du calme tous les jours, pour ne plus avoir à réfléchir, pour focaliser toute votre conscience sur l’être. Le plus gros problème de l’homme du XXI ième siècle est l’impatience. La culture occidentale est très orientée vers les résultats immédiats, la réussite rapide. Il n’y a aucune méthode de méditation ou de développement personnel qui produise des résultats renversants du jour au lendemain. Le principe du calme peut bouleverser votre vie, mais il lui faut du temps. Et, tout comme la méditation n’a pas de but en soi, il n’aura pas forcément de fin. À aucun moment de votre vie, vous ne pourrez affirmer : “ j’ai réussi ”, car le processus est continu. Comme l’exercice physique, le principe du calme implique de s’exercer toute sa vie. Mais c’est sans doute plus facile que vous ne l’imaginez, toutefois cela prend du temps et exige de la persévérance. Après un mois de principe du calme, vous aurez envie d’en faire une activité continuelle. Poursuivre ne vous apparaîtra pas comme une corvée, mais comme un plaisir. Vous attendrez avec impatience ces moments de paix, d’harmonie et de relaxation que la vie moderne offre si peu. Et plus vous serez à l’écoute de votre corps, mieux vous comprendrez à quel point le principe du calme vous est indispensable.

Combien de temps demande cette pratique ? La plupart des gens en consacrent vingt minutes à chaque fois, mais c’est vous qui déterminerez la durée idéale ; au bout d’une semaine, vous la connaîtrez et vous devrez vous y tenir. Si c’est vingt minutes, cela devra être vingt minutes à chaque fois, car même si le principe du calme n’implique aucune contrainte, c’est une discipline en soi. C’est grâce à la régularité, à la détermination qu’arrivent les bienfaits. Mais attention, le moment des séances doit être choisi en fonction de ses besoins et non selon les contraintes de son emploi du temps. Pour commencer, fixons donc la durée normale d’une séance à vingt minutes. Mais vous pourrez la moduler ensuite, dans un sens ou un autre. Il est préférable de s’y consacrer matin et soir, avant les repas si possible, dès que vous le pouvez. Vingt minutes, deux fois par jour, cela vous semble sans doute entamer la journée. C’est vrai. En compensation, vous vous sentirez mieux après votre séance du matin et dormirez mieux, une fois faite celle du soir. Vous verrez qu’il est même intéressant de remplacer une demi-heure de sommeil par le même temps de méditation, car une personne détendue dort mieux, à moins besoin de sommeil qu’une personne stressée. Deux séances par jour ne sont qu’un idéal, rien de plus. Si vous ne pouvez pas, vous ne pouvez pas. Les premiers effets arrivent dès le début ; ensuite, les bienfaits sont lents à venir, moins perceptibles… Mais, à long terme, les avantages se cumulent à un point tel que vous vous demanderez comment vous avez pu vous passer de cette pratique. Mais, surtout, apprenez à apprécier les moments que vous consacrez à la méditation pour eux-mêmes. Ensuite, les bénéfices à long terme sur votre santé et votre psyché vous convaincront.  

 

L’expérience.

Nous avons passé en revue les modifications physiologiques qui se produisent lorsqu’on pratique la méditation. Nous avons vu que les bénéfices s’accumulent grâce à une pratique régulière. Mais quel effet produit la méditation ? Quelles sensations donne-t-elle ?

De toute évidence chaque individu réagit à sa façon. Toutefois, chacun s’accorde à dire qu’il est envahi par le calme et la paix intérieurs. Pourtant, en même temps, votre esprit reste très éveillé, mais sans pensée. Pendant un exercice de méditation idéal, aucun souvenir n’affleure, vous n’éprouvez aucun sentiment spécifique, vous oubliez ce qui se passe dans le monde, y compris le fait que vous ressentez sérénité et tranquillité. Cela ne signifie pas que vous faites l’expérience du “ vide ”. Vous êtes conscient, mais vous ne pensez pas. Mais, il faudra beaucoup vous entraîner pour que la méditation vous conduise à cet état. Elle est un processus subtil. Vous connaîtrez des moments pendant lesquels vous ne serez plus conscient, tout en restant éveillé. Vous apprécierez tant ces instants que vous aurez envie de continuer de pratiquer et plus vous le ferez plus ces moments de paix se multiplieront et se prolongeront. Ces vingt minutes sont un temps agréable de relaxation profonde qui procure une sensation différente à chaque fois. Parfois, vous serez tout à fait comblé et satisfait, d’autres fois vous serez frustré. Acceptez votre méditation comme elle vient, soyez seulement un observateur objectif de votre expérience. Si vous essayez d’influer sur son issue, cela devient contre-productif : vous introduisez un élément de tension dans une activité censée être son antithèse.

 

La technique.

Pour que votre première expérience du principe du calme se passe bien, débarrassez-vous de tout préjugé, n’ayez aucune attente. N’espérez que passer vingt minutes dans le calme. Vous vous sentirez détendu une fois la séance terminée. Tout le reste ne sera que du bonus. Le principe du calme est une discipline. Elle doit devenir aussi une habitude. Pratiquez donc toujours au même endroit : dans la même pièce, assis sur la même chaise. Même si ce n’est pas essentiel, vous découvrirez que le lieu se met à dégager une aura de calme ; dans les moments où vous ne pratiquerez pas, ce petit coin sera votre retraite. Ainsi, vous arriverez à l’associer avec un sentiment de paix et de calme.

La technique du calme ne requiert aucune posture compliquée ; à part une posture mentale. Tant que vous vous tenez le dos droit et la tête haute, cela suffit. Par contre, vous devez absolument commencer le principe du calme dans un état de relaxation suffisant, sinon l’impatience vous submergera. Avant de commencer, restez assis jusqu’à obtenir le calme. Votre respiration doit être lente et régulière. Oubliez ce qui vous entoure. Oubliez le monde, ce que vous allez devoir faire pendant la séance. Détendez-vous. Si vous devez attendre cinq minutes pour y arriver, attendez. Cela en vaut la peine. Au début, vous pratiquerez les séances les yeux fermés. Plus tard, peut-être pas, mais la plupart des gens ferment les yeux. Sous vos paupières, regardez droit devant. Si quelque chose vous trouble plus que de l’impatience, faites une pause. Si vous êtes en début de séance, faites un exercice de détente. Si vous n’êtes que fatigué, vous devrez vous réveillé un peu. Mais si vous êtes épuisé, allez dormir. Vous êtes trop soucieux, obsédé par une pensée, ne forcez pas, arrêtez la méditation. Ne vous inquiétez pas, vous recommencerez demain. Continuer ajouterait à votre anxiété.

 

La méditation respiratoire.

Il existe une méthode de méditation très simple qui constitue une introduction idéale. La méditation respiratoire peut-être une fin en soi. Vous pourrez la pratiquer nuit et jour et à long terme, elle est sans contredit aussi bénéfique que toute autre forme de méditation. Le but de la méditation respiratoire est de vous faire prendre conscience de votre respiration. Totalement conscience. Ne pensez donc à rien d’autre, ne songez qu’à inspirer et expirer. Il ne s’agit pas d’un exercice de concentration renforcée. Certes, vous devez l’aborder avec détermination, mais vous n’êtes pas obligé de vous concentrer à l’extrême. Si non, ce ne serait pas une méditation relaxante et vous vous sentiriez sans doute plus frustré en fin de séance qu’en début.

Les yeux fermés, sans penser à rien, mettez lentement votre esprit au repos, commencez à vous retirer du monde extérieur, à n’y plus prêter attention. Peu à peu, tournez votre attention vers vous-mêmes. Bientôt, vous vous entendrez respirer. Laisser ce bruit prendre de plus en plus d’importance, donnez-lui plus de place. Prenez conscience de l’air qui passe dans vos narines, qui emplit vos poumons et qui sort par votre bouche. En prenant conscience de votre respiration, vous deviendrez votre respiration. Lorsqu’elle aura la première place dans votre esprit, oubliez-là. Vous en serez toujours conscient mais vous n’y penserez plus.

À présent, commencez votre méditation respiratoire. En silence, comptez chaque souffle qui sort de votre bouche : première expiration : 1 ;  deuxième : 2 ; troisième : 3 ; quatrième : 4. Puis recommencez à 1. Le seul but est de compter quatre expirations et de recommencer. Poursuivez quinze ou vingt minutes.  Vous êtes entièrement absorbé dans cette unique activité et vous vous y consacrez à fond. Compter n’est qu’un procédé pour focaliser votre attention. Vous êtes peut-être conscient que votre respiration a ralenti à un rythme que vous considérez comme inférieur à la normale. N’y prêtez pas garde, car cela serait une forme de distraction. Vous réalisez peut-être vous sentir détendu et serein. Oubliez-cela. Vous pensez peut-être bien effectuer cet exercice, ce qui signifie alors que vous avez porté votre attention à autre chose que votre activité respiratoire. Il ne se passera guère de temps avant que votre esprit ne commence à s’égarer, que ne vous viennent diverses pensées. Sans vous en rendre compte, vous oublierez de compter et songerez à autre chose. Quand vous vous en apercevrez, reconcentrez-vous calmement. Ne vous inquiétez pas si vous êtes distrait : le manque de concentration fait partie de la méditation. Prenez simplement conscience de vous être éloigné de l’exercice et revenez-y calmement. Souvenez-vous : ne vous forcez pas. Vous devez pratiquer cet exercice aussi détendu que possible. Si vous n’arrivez pas à compter plus de quatre expirations avant que votre esprit divague, tant pis. Recommencez et vous y parviendrez. Bientôt vous verrez qu’aucune pensée ne vient plus vous distraire. Compter prend toute la place et domine votre conscience. Bientôt vous ne ferez plus qu’un avec vos 1, 2, etc. Lorsque cela se produira, vous aurez une compréhension claire de ce qu’un esprit égaré est incapable d’accomplir.

À la fin de cette méditation, restez assis une ou deux minutes. Réfléchissez au temps qui vient de s’écouler, à ce que vous avez ressenti, à ce que vous ressentez à présent. Vous devriez avoir connu quelques instants de grand calme, vous sentir détendu. Vous savez maintenant à quel point il est difficile de ne penser qu’à une seule chose. Ces égarements font partie de la méditation. Tout le monde se laisse distraire. Chaque séance est unique : certaines correspondent à l’idée que l’on a d’une méditation réussie, d’autres non. C’est le simple fait de méditer qui donne une bonne séance. Vous pouvez répéter cet exercice matin et soir. N’oubliez pas : tant que vous vous sentirez à l’aise avec cet exercice, poursuivez-le. Toute forme de méditation pratiquée avec constance est efficace. Toutes les formes de méditation qui apportent des bénéfices exigent de l’application et une certaine forme de discipline. La technique du calme ne fait pas exception. La seule discipline, toutefois, c’est de pratiquer régulièrement et de faire quelques efforts pour ne penser qu’à une seule chose, en l’occurrence votre respiration.    

 

Le centre de calme.

Il existe un point, à l’intérieur de nous, que nous reconnaissons tous comme le centre de notre être. Que ce lieu soit le cerveau, le cœur, la glande pituitaire ou l’hypothalamus, cela n’a aucune importance. Car il est inaccessible à la perception sensorielle habituelle. Toutefois, la plupart d’entre nous reconnaissent qu’il existe un refuge à l’intérieur de soi, qui est notre centre de calme. Il ne connaît pas l’anxiété, la peur, la frustration, le soupçon, le doute, la jalousie… Il est en paix avec le monde, avec l’existence. Il est au-delà des émotions quotidiennes, du processus de la pensée et des fonctions mentales. C’est avec ce centre que vous entrez en contact lorsque vous pratiquez le principe du calme. En focalisant votre conscience sur votre expression de calme, vous oublierez toutes les distractions, vous vous emplirez de votre expression de calme et vous serez en méditation. L’approche détendue, sans forcer la focalisation, est la plus efficace. Si vous pouvez percevoir l’endroit où se situe votre centre de calme, vous saurez d’où émane son expression. Elle en sortira d’elle-même. Cela ne demande aucun autre effort que de prendre conscience de son origine et d’être absolument passif. Le principe du calme se construit sur ce socle. Une fois que vous aurez commencé, il faudra seulement un peu d’efforts pour éviter que votre attention ne se disperse. La technique du calme est simple, vous n’avez à faire qu’une chose, mais à fond. Cela focalisera votre attention et élèvera votre niveau de conscience.

 

Deux obstacles à éviter.

En orient et dans les écoles de méditation, on ne glorifie pas le cours rapide du mental. Il est plutôt considérer comme une simple perturbation, une entrave à la méditation. Avec le principe du calme, la finalité, c’est l’absence de pensées parasites et de perceptions sensorielles. Ce n’est pas l’expression de calme, la posture ou l’état d’esprit qui produisent cette influence apaisante et permettent le développement de la conscience, c’est plutôt l’absence de pensées. Dans le principe du calme, votre esprit fonctionne normalement, mais sans que ce fonctionnement domine votre conscience, sans qu’il en limite l’étendue. Durant cette activité, vous jouissez d’un état de calme et vous avez accès à des régions de l’esprit dont vous ignoriez l’existence. La technique du calme vous emmène au-delà des frontières de la pensée et de l’imagination conventionnelle, dans un lieu où vous découvrirez un monde de paix, de créativité, d’intuition et de sagesse.

Vous vous laisserez distraire en chemin, vous rencontrerez des pensées aléatoires, vous serez perturbé par des incitations, des désirs. En méditation, vous percevrez des sons, sentirez des odeurs, serez sensibles à des choses qui passent inaperçues d’ordinaire. Ces distractions naturelles, communes à chacun, existent parce que l’esprit n’a pas envie d’être tranquillisé. Il aime se croire le maître, aussi il utilise toutes les diversions possibles pour regagner sa supériorité et vous détourner de votre objectif. Il n’accepte pas facilement cette technique du calme. Cette réaction est normale et prévisible. Restez passivement conscient de ces pensées et incitations extérieures qui vont et viennent, autorisez-les à vivre, mais ne vous laissez pas séduire, ignorez-les tout simplement. Si elles se font trop sentir, dirigez votre attention vers votre expression de calme. Gardez toujours à l’esprit que le but de la technique du calme est de vous apprendre à focaliser votre attention et non de vous imposer une contrainte, ce qui serait de toute façon contre-productif.

L’une des caractéristiques les plus dommageables du stress est l’impatience. Activité pacifique et non urgente, le principe du calme est la cible toute désignée de l’impatience. Si vous vivez un niveau de stress élevé, l’impatience marquera vos débuts en méditation. Vous trouverez que les choses ne vont pas assez vite, chercherez des raccourcis, vous vous tournerez peut-être vers d’autres moyens pour parvenir à vos fins. Bref, vous succomberez à l’un des maux que vous avez espéré guérir par la technique du calme. Cette dernière viendra à bout de vos impatiences. Mais en combien de temps ? De toute évidence, cela varie, mais plus vous pratiquerez, moins vous serez affecté par les symptômes du stress et par l’impatience.

 

Le calme continu.

Pour que la technique du calme vous procure le plus de bienfaits possibles, il faut que le calme soit en vous au quotidien. Être calme et satisfait deux fois vingt minutes par jour est une chose, mais porter cet sentiment en soi à chaque instant demande beaucoup plus d’efforts. Pratiquer la technique du calme matin et soir permet une vie plus équilibrée, plus paisible et confère une certaine sérénité. Pour obtenir le calme en permanence, il faut que la méditation devienne partie intégrante de votre vie. Comme le disait Bouddha : “ ne méditez pas, soyez en méditation. ” La finalité, c’est que la méditation soit votre état d’être habituel pour composer avec les situations quotidiennes de votre vie.

 

La technique du calme en action.

La méditation ne se pratique pas toujours en position statique. Certains types de méditation sont très actifs et partagent un objectif commun avec la technique du calme : permettre “ d’être ”, tout simplement. La méthode consiste à concentrer son attention sur une activité. L’objectif est de s’abstraire de toute distraction et de concentrer son attention sur la tâche à accomplir. Après avoir pratiqué la technique du calme un certain temps, vous entendrez beaucoup plus facilement votre expression de calme. De plus en plus, elle s’intégrera à votre vie quotidienne. Vous serez même capable de méditer dans des pièces à l’éclairage intense, voire bruyantes. Vous volerez des moments de calme parmi la foule et la circulation. Vous méditerez les yeux ouverts, debout, assis, allongé… Bref, même si vos séances de méditation du matin et du soir restent à la base de votre pratique, vous appliquerez cette méthode dans l’action, où elle fonctionne aussi bien.

Il s’agit, alors d’agir en ne pensant qu’à l’action effectuée. Quand vous êtes occupé, ignorez les distractions et concentrez-vous sur ce que vous faites. Si vous accomplissez une corvée terre-à-terre, impliquez-vous. Considérez toutes les tâches, y compris les plus triviales, comme les choses les plus importantes de votre vie, au moment où elles sont faites. La vie n’existe qu’au présent. Avenir et passé sont des concepts abstraits, pourtant, ils dominent notre vie et sont bien souvent, à l’origine de nos désordres émotionnels : frustration, insécurité, anxiété, angoisse… C’est pourquoi, vous avez intérêt à vous concentrer sur l’instant présent, à vivre chaque instant au maximum. Appliquez la technique du calme partout. Quand vous mangez, savourez chaque odeur, chaque bouchée, prenez conscience des couleurs, des goûts et des textures. Faites de même en lavant la vaisselle, en arrachant des mauvaises herbes, en lisant, en écoutant de la musique… Diviser son attention, c’est se créer des tensions ; se concentrer  sur un objet unique, c’est s’apaiser et réaliser avec un maximum d’efficacité. Trouvez également quelques minutes dans la journée pour prendre une pause-calme. C’est en appréciant la vie telle qu’elle arrive et en vivant pleinement le moment présent, que vous parviendrez de plus en plus au calme et à la sérénité dans votre quotidien.

 

Le mode de vie.

La technique du calme influence profondément l’existence, mais elle n’est pas le remède universel pour autant. Tout comme un entrainement physique sans régime alimentaire adapté ne produira pas un bon sportif, un programme de méditation qui ne prendrait pas en compte les autres facteurs de vie ne donnera jamais la sérénité. Le principe du calme a un effet positif en soi, mais si vous l’associez à d’autres programmes qui vont dans le même sens, les résultats n’en seront que meilleurs. L’une des caractéristiques de la technique du calme, lorsqu’on la pratique longtemps, est de nous rendre de plus en plus conscient de nous-mêmes, de nous mettre en contact avec les subtilités de notre physiologie. Cette nouvelle conscience explique pourquoi ceux qui pratiquent le calme renoncent plus facilement à la cigarette et autres drogues, réduisent leur consommation d’alcool, mangent mieux et sont moins malades. L’élimination du stress joue un grand rôle dans ce processus, mais la découverte de son corps aussi. Avec le principe du calme, votre corps vous aide à vous passer de ces choses, car il n’en ressent plus le besoin.  Il est donc recommander d’associer au principe du calme, le régime alimentaire, l’exercice physique et l’attitude face à la vie.

S’il y a une chose qui joue sur l’état d’esprit autant que sur la santé, c’est bien l’alimentation. Le régime alimentaire influe sur les émotions, l’état mental et donc sur la méditation. On le dit bien souvent : nous sommes ce que l’on mange. Rappelons qu’en matière d’alimentation, les maître-mots restent une nourriture de qualité, un régime alimentaire équilibré et la modération.   

En ce qui concerne l’exercice physique, faites au minimum de longues marches plusieurs fois semaine. C’est un très bon exercice qui ne demande ni talent ni équipement. De plus, il peut être pratiqué en appliquant le principe du calme en action. La marche influence la manière de méditer, parce qu’elle améliore  votre santé, laquelle renforce l’efficacité du principe du calme. Une respiration plus ample et plus profonde nourrit le calme intérieur et fait surgir un sentiment de bien-être. Profitez de la marche méditative pour apprendre à respirer profondément.

L’attitude face à la vie est aussi, sinon plus important que l’alimentation et l’exercice physique. Une attitude négative face à la vie a un effet sur la santé, tandis qu’une conception optimiste enthousiasme aide à aller dans le bon sens. En même temps que le calme, l’optimisme doit être votre but. Une attitude positive permet de vivre plus heureux, en meilleure santé, d’avoir des relations plus enrichissantes, de communiquer avec plus de facilité. Pour certains, l’optimisme est un talent naturel. Pour la plupart, il doit s’apprendre. Et il en vaut la peine. Une attitude positive marque chaque instant de la journée, influe sur les personnes de l’entourage et détermine votre manière de réagir face aux situations que vous rencontrez. Elle donne de l’énergie, met de bonne humeur et, de ce fait, constitue une clé essentielle de la santé. Et la réussite repose également sur elle. Il n’existe aucune formule secrète pour la développer. Vous devez simplement prendre conscience qu’une telle attitude est souhaitable et tenter de l’acquérir avec détermination. Reconnaître ses pensées négatives et éliminer ou, à tout le moins, atténuer les sources d’insatisfactions sous-jacentes, aident à maintenir une attitude positive. Le principe du calme est le véhicule idéal pour produire des pensées positives dans votre journée. Après une séance de méditation, restez dans cet état de relaxation et dites-vous que vous allez vibrer d’une énergie positive pour le reste de la journée.

Cela vous semblera peut-être évident, mais en plus de votre attitude positive, vous devez cultiver un intérêt pour votre vie. Comprendre, apprécier et donner une direction à votre vie sont trois conditions essentielles pour lui donner du sens et vous sentir pleinement en vie. Considérez avec autant d’attention votre travail, votre vie familiale que vos loisirs. Vous vous devez à vous-même de vous intéresser à ce que vous faites. Si vous accomplissez une tâche que vous estimez ennuyeuse, impliquez-vous dans la manière dont vous l’effectuer. La forme, autant que le fond, est un objectif en soi. Faîtes chaque tâche le mieux possible. Concentrez-vous, ne vous laissez pas distraire.

Riez plus souvent. Le rire est un remède non négligeable. Il relaxe tous les muscles, libère toutes les tensions, apaise toutes les colères. Voyez la partie drôle de la vie et vos problèmes s’évanouiront. Cultivez votre humour, ne soyez plus obsédé par vous-même, cessez de vous prendre au sérieux. La vie n’est pas qu’un ensemble de rôles, de contraintes et d’obligations, elle est aussi une aventure pleine de surprises et de plaisirs.

La technique du calme aura un effet bénéfique sur votre attitude. Elle vous permettra de trouver de l’intérêt dans votre routine quotidienne. Travaillez votre comportement, riez souvent, intéressez-vous à ce que vous faites, mangez sainement, équilibré et en quantité modéré et pratiquez un minimum d’activités sportives.

Pratiquez le principe du calme tous les jours et soyez dans cet état à tous les instants de votre vie et vous vous rapprocherez de ce que vous attendez de la vie : vous serez davantage en paix, plus heureux, en meilleure harmonie avec vos actions et en meilleure santé.

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